XLVII.

C'est l'empereur Joseph II, qui fut l'âme de la guerre de la Succession de Bavière. Il avait compté, pour paralyser les forces de la Russie, alliée de la Prusse, sur la guerre de cette puissance avec la Turquie. La nouvelle de la conclusion de la paix entre ces deux belligérants, qu'il apprit à Vienne le 20 avril, „détruisait<31>toutes les espérances dont l'empereur s'était flatté; il ne pouvait pas se déguiser que la Russie, ayant maintenant les bras libres, était maîtresse d'employer ses forces comme bon lui semblerait; que par conséquent elle pouvait faire marcher un si puissant corps de troupes au secours du roi, que la Prusse gagnerait par là une supériorité d'hommes contre laquelle il serait impossible aux troupes impériales de se soutenir en campagne avec dignité“ . La conclusion de la paix entre la Russie et la Turquie fut, en réalité, le point de départ de la réunion du congrès de Teschen.

La vignette montre le jeune et ambitieux souverain, déçu dans ses projets belliqueux, remettant au fourreau l'épée qu'il avait tirée pour se venger de la Prusse.