3. DE LA REINE-MÈRE.

Berlin, 24 août 1743.



Monsieur mon très-cher fils,

N'est-ce pas abuser de votre patience, mon cher fils, de vous écrire d'abord après votre départ? C'est pour vous marquer à quel point je suis sensible de voir que vous voulez vous intéresser à ma personne et à ma santé. Je ne puis que me flatter d'avoir quelque part à votre amitié, et c'est ce qui me cause la plus grande satisfaction du monde. J'ai suivi vos ordres; je me suis promenée, et j'ai des témoins du généreux effort que j'ai fait. Henri m'a parlé d'un pique-nique qui se donnerait, à votre retour ici, dans sa chambre; je me fais un plaisir, mon cher fils, d'en être, surtout si vous êtes de la partie; rien ne me<79> sera plus agréable. En attendant ce jour, j'aurai la consolation de vous assurer par ma lettre de la parfaite tendresse avec laquelle je suis79-a


79-a Cette lettre se termine dans l'autographe, comme ici, par les mots je suis, sans point.