6. DU PRINCE HENRI.

Le 11 mars 1741.



Mon très-cher frère,

Ne prenez pas en mauvaise part que par ces lignes je vous témoigne la joie que j'ai ressentie au sujet de la prise de la ville de Glogau. Je souhaite du fond de mon cœur que toutes les glorieuses entreprises de Votre Majesté réussissent de la même manière. Les gardes du corps et les gendarmes sont partis le 9. Il y avait beaucoup de monde qui regardait, et on avait de la peine à passer. Le même jour entrèrent les prisonniers, au nombre de deux cents, à ce qu'on dit.

J'espère, mon cher frère, de pouvoir bientôt vous assurer de bouche de mon attachement et du respect avec lesquels je suis,



Mon très-cher frère,

Votre très-fidèle frère et serviteur, Henri.