187. DE LA MARGRAVE DE BAIREUTH.

Le 10 mai 1747.



Mon très-cher frère,

Je n'ai pu me résoudre de partir sans vous assurer encore, mon très-cher frère, de mon tendre attachement. J'espère que le silence que je serai obligée de garder pendant ma cure ne vous empêchera pas de penser quelquefois à une sœur qui vous est entièrement dévouée. Je prends la liberté de vous adresser une nouvelle façon d'écritoire, sortie de l'imagination de quelques petits-maîtres français. Quoi qu'il en soit, c'est la mode à présent de n'écrire que sur du papier bigarré, et avec les encres qui y appartiennent. Je souhaite que cette bagatelle vous amuse quelques moments, étant avec toute la tendresse et le respect imaginable, mon très-cher frère, etc.