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6406. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION JEAN-DIDIER DE MALTZAHN A VARSOVIE.

Potsdam, 27 juillet 1754.

La dépêche que vous m'avez faite du 18 de ce mois, m'est heureusement parvenue. J'ai suivi exactement l'avis que vous m'avez donné, et ai fait mes ordres à mes ministres1 de donner les informations nécessaires à mes ministres dans l'étranger pour détruire tous les mauvaises insinuations que des mal intentionnés ont disséminées, au sujet des deux affaires avec l'évêque de Cracovie et de la chaussée encore que je fais faire du côté de Marienwerder. Quant à vous, vous aurez déjà reçu les informations que je vous ai fait donner immédiatement2 et après par mes ministres sur le sujet de la chaussée.

Si, outre tout cela, vous estimez qu'il sera de la convenance et de mon service de faire rompre les diétines qu'on va tenir en Prusse polonaise, pour couper court par là aux mauvais desseins de mes ennemis, je veux bien sacrifier une somme de 1,000 écus à cet usage et vous permettre que vous preniez vos mesures en conséquence avec le Palatin que vous me proposez.3

!hier!Federic.

Nach dem Concept.


6407. AU CONSEILLER PRIVÉ DE GUERRE DE KLINGGRÆFFEN A VLENNE.

Klinggräffen berichtet, Wien 20. Juli: „Le principal motif dont cette cour se sert pour disposer l'Angleterre à ne pas serrer si fort les cordons de la bourse, selon ce qui m'est revenu, sont les dispositions favorables où se trouve la Russie à concourir au bien commun, et la situation actuelle, ayant le dos libre. On ajoute que, si une fois il y arrivait du changement, ce serait un mal bien difficile, pour ne pas dire impossible, à remédier … Je dois ajouter en peu de mots la façon de penser d'ici par rapport à l'âge avancé du roi d'Angleterre,4 qui ne voudrait point s'engager dans de nouveaux troubles, dont il ne verrait peut-être pas la fin. Il me paraît donc, du moins affecte-t-on de le dire dans de bons lieux, qu'on souhaiterait à la vérité

Potsdam, 30 juillet 1754.

J'ai reçu votre dépêche du 20 de ce mois et vous renvoie, quant à mes dernières nouvelles de Londres, sur ce que je vous en ai fait communiquer dans la dépêche ordinaire du Département,5 à laquelle j'ajoute seulement que, selon ces nouvelles, la cour de Londres doit être piquée de voir que les procédés de celle de Vienne recommencent d'être modelés sur ceux de l'ancien ministère autrichien et que le comte de Kaunitz cherche plutôt en avocat qu'en homme d'État. Au reste, je crois avoir



1 Durch ein Schreiben des Cabinetssecretärs, Potsdam 24. Juli. Demgemäss Circularerlass, d. d. Berlin 27. Juli, an Klinggräffen in Wien, Knyphausen in Paris, Hellen im Haag, Michell in London und Maltzahn in Stockholm.

2 Nr. 6382 S. 368.

3 Graf Anton Potocki.

4 Vergl. S. 376.

5 Betreffend die Verstimmung des englischen Cabinets über die Haltung des wiener Hofes in der Barriereverhandlung; vergl. S. 380.