6836. AN DEN ETATSMINISTER GRAF FINCKENSTEIN IN BERLIN.

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Finckenstein berichtet, Berlin 27. Juni: „Je me suis acquitté dès le lendemain même des ordres qu'il a plu à Votre Majesté de me faire tenir du camp de Magdebourg au sujet de l'incident survenu avec le sieur de Rexin,184-2 et j'ai rendu tout sèchement au sieur de Wulfwenstjerna ce qu'Elle m'a ordonné de lui dire sur le procédé singulier de sa cour. Ce ministre m'a prié à cette occasion de le mettre aux pieds de Votre Majesté et de Lui témoigner de sa part qu'il avait été très mortifié de se voir chargé d'une commission dont il avait bien prévu qu'elle déplairait à Votre Majesté.“

Potsdam, 28. Juni 1755.

Er hat recht gut gethan.

Finckenstein berichtet, Berlin 27. Juni: „Parmi d'autres lettres qu'il a plu à Votre Majesté de m'adresser pendant Son séjour à Wésel, il s'est trouvé la cijointe, écrite de la part du landgrave régnant de Hesse-Cassel [d. d. Cassel 11. Juni.] Il y notifie à Votre Majesté le retour du Prince héréditaire son fils à Cassel et il marque en même temps que ce qui l'avait engagé à le faire revenir de Hambourg, c'était pour avoir d'autant plus l'oeil sur ses actions et sur ses démarches184-3 et pour pouvoir juger de la conduite qu'il tiendra, et s'il sera nécessaire de le retenir dans le pays ou si l'on pourra lui accorder la

Ihm sehr poliment darauf zu antworten, es dependire von ihm darunter zu thun, was er vor gut fände.

Es muss hierbei aber wohl in Acht genommen werden, dass in der Antwort nichts choquantes auf des Prinzen Sujet mit einfliesse; der Landgraf ist alt, und es würde nicht gut sein, wenn nach dessen Tode der Hasard machte, dass der Prinz unter des Vaters Papieren

permission de se transporter ailleurs,185-1 Le Landgrave se flatte que Votre Majesté voudra bien approuver ces précautions.“

Finckenstein berichtet, Berlin 27. Juni, über eine Conferenz mit La Touche, der im Auftrage seines Hofes angefragt hat, welche Mittel man in Berlin für die geeignetsten hielte, um einen etwaigen neuen Versuch Englands und Oesterreichs zur Durchsetzung der Wahl eines römischen Königs zu verhindern.185-2 In Betreff des durch Knyphausen wiederholt gemachten Vorschlags, eine Subsidienverhandlung mit Baiern einzuleiten,185-3 erklärt La Touche, dass sein Hof ohne dringende Noth neue Subsidien Verpflichtungen zu den lästigen bestehenden nicht übernehmen werde. „Enfin, il en vint à un troisième et dernier article qui, par son contenu, aussi bien que par la manière dont il l'énonça, me parut être le plus essentiel et celui qui lui avait été le plus fortement recommandé. Il me dit que sa cour souhaiterait de savoir les idées de Votre Majesté sur l'emploi qu'il faudrait faire, dans le cas d'une rupture avec l'Angleterre, des 20,000 hommes que la France a pris à sa solde en vertu des traités secrets qu'elle avait conclus avec différents princes de l'Empire,185-4 ensuite d'un concert préalable avec Votre Majesté, et dans la seule vue du maintien de la paix et de la sûreté de ses alliés. J'ai pris tout ceci ad referendum et j'ai cru devoir me tenir d'autant plus dans les bornes du silence que la matière m'a paru des plus délicates; il me semble en effet, selon mes faibles lumières et en combinant les différents points sur lesquels on souhaite de savoir l'avis de Votre Majesté, qu'on peut en conclure que la France songe à rendre la guerre générale dans le moment où elle sera obligée de rompre avec l'Angleterre, qu'elle serait bien aise dans ce cas-là d'y entraîner Votre Majesté et de L'engager à la porter dans l'Empire pour lui faire une puissante diversion,185-5 et que toute cette démarche de sa part ne vise qu'à voir clair dans la façon de

Briefe fände, in welchen von ihm und über dessen Sujet in harten und choquanten Terminis geschrieben worden wäre. Daher man sich darunter wohl in Acht nehmen muss.

Wegen Pfalz hat er185-6 gross Recht, und soll er dem Chevalier La Touche nur sagen, dass, wenn man Pfalz ein Dédommagement versprechen würde, solches die Sache gleich rompiren könnte. Was sie von denen Subsidientruppen vor einen Gebrauch machen sollen, deshalb muss er nur sehr poliment antworten, wie Ich ihnen überlassen müsse, den Gebrauch davon zu machen, so sie am convenablesten und ihren Vues am conformesten urtheileten, indem sie darüber und über das Interesse von Frankreich eclairirter wären, wie Ich sein könnte, und also ihnen darunter nach Gutfinden zu thun überlassen müsse.

penser de Votre Majesté et à pouvoir juger, par la réponse qu'Elle y fera, de ce qu'on pourra attendre de Sa part, le cas existant. Cet empressement à vouloir se concerter sur l'élection d'un roi des Romains, dans le temps où les puissances intéressées semblent avoir pris à tâche de la laisser dormir, et tandis que la France a en main le moyen le plus court et le plus simple pour éloigner cette affaire, en offrant à l'Electeur palatin un petit dédommagement pour l'engager à rompre sa négociation, m'a d'abord fait naître cette idée, et j'avoue que la demande au sujet de l'emploi des troupes n'a fait que m'y confirmer.“

 

Finckenstein berichtet, Berlin 27. Juni: „Le chevalier de La Touche m'a dit aussi que sa cour venait de lui faire part d'un avis qui lui était déjà revenu par un autre endroit, savoir que la cour de Vienne devait avoir eu connaissance du traité secret de subsides conclu entre la France et le margrave de Baireuth,186-1 et qu'elle avait de violents soupçons que cette découverte s'était faite par le canal du sieur de Rosières, qui avait été cidevant employé au service de l'Impératrice-Reine et qui était actuellement à celui de la cour de Baireuth … Qu'on ne pouvait pas dire au juste si c'était le Margrave qui en avait fait la confidence.“

Ich glaube sehr, dass es nicht durch Rosières ausgekommen ist, als den der Markgraf vor einen Étourdi kennet und sich solchem nicht confiiren wird, sondern dass vielmehr das Secret davon selbst in Frankreich transpiriret sei,186-2 da Ich das Exempel von Braunschweig habe, als wovon Ich jetzo ganz zuverlässig weiss, dass der König von Engelland den ganzen Einhalt des Subsidientractats mit Braunschweig in Frankreich zu erfahren Mittel gefunden hat und davon ganz umständlich informiret worden ist, auch jetzo dagegen arbeitet.186-3

Mündliche Resolutionen. Nach Aufzeichnung des Cabinetssecretärs.



184-2 Vergl. Nr. 6826.

184-3 Vergl. S. 143.

185-1 Vergl. S. 87. 88.

185-2 Vergl. S. 167.

185-3 Vergl. S. 117.

185-4 Vergl. Bd. VIII, 595. 599. 605; Bd. IX, 489.

185-5 Vergl. S. 144. 148. 170.

185-6 Finckenstein.

186-1 Vergl. Bd. VIII, 595.

186-2 Vergl. S. 52. 114.

186-3 Vergl. Nr. 6842.