<134>sinuations fausses et malignes qui tendraient à renouveler dans l'Empire les guerres sanglantes de religion qui ont déchiré l'Europe et en partie l'Allemagne avant la paix de Westphalie, sont destituées de toute espèce d'apparence, puisque le traité de Westphalie, qui est le fondement des libertés des princes d'Allemagne, et qui règle en particulier l'état des trois religions dans l'Empire, est posé pour base du traité de Versailles.

Votre Majesté est trop éclairée, pour prêter au Roi pareilles vues, et trop équitable pour seconder d'aussi fausses imputations de l'Angleterre.“

Berlin, 27. Juli 1756.

Ew. Excellenz melde wegen der Einlage1 ganz gehorsamst, wie solche mir bereits gestern Abends und ehe noch Deroselben Schreiben an des Königs Majestät an mich abgegeben gewesen, zugestellet worden, wozu aber die accusirte Beilage2 erst von Potsdam beigeschaffet werden müssen, um solche alsdenn Sr. Königl. Majestät Befehl nach Ew. Excellenz zusenden zu können. Das accusirte Schreiben von Ew. Excellenz ist übrigens Sr. Königl. Majestät heute früh oben gesandt worden.

Eichel.

Nach der Ausfertigung.


7764. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

[Berlin, 27 juillet 1756.] 3

Au comte de Podewils. Réponse au marquis de Valory.

On suppose des desseins au roi de Prusse et au roi d'Angleterre qu'ils n'ont pas.4 On s'aperçoit sans peine d'où partent ces malignes insinuations qui ont été faites à la cour de Versailles. Puisque l'on veut savoir à quelle fin se sont faits les armements des Prussiens, le marquis de Valory pourra instruire sa cour que, jusqu'au moment présent, on n'a pris que des mesures défensives. Une armée de Moscovites, forte de 70,000 hommes, qui s'assemblait sur les frontières de la Livonie et de la Courlande, a obligé le Roi de pourvoir à la défense de son royaume en cas d'attaque. Il a de même mis ses forteresses de Silésie en état de défense, c'est ce qui fait crier la cour de Vienne qui, non contente de faire de fortes levées, d'assembler une nombreuse armée en Bohême, de faire des amas énormes de munitions de guerre sur les frontières de la Silésie, voudrait bien encore faire passer le roi de Prusse pour agresseur.

On fait ici la communication des ordres que le sieur Klinggræffen a reçus à Vienne,5 et l'on se propose de communiquer de même au ministère de Versailles tout ce qui se passera ultérieurement dans cette importante négociation, espérant que l'on voudra bien se donner dorénavant la peine de distinguer la vérité de l'imposture.



1 Nr. 7762.

2 Der Erlass an Klinggräffen vom 18. Juli Nr. 7722.

3 Das Datum nach einem Vermerk des Grafen Podewils in margine einer Abschrift von Nr. 7762. Vergl. S. 132 Anm. 7.

4 Vergl. Nr. 7763.

5 Vergl. Nr. 7722.