<168> qui ne les regardent, et qui n'ont du rapport avec l'Empire qu'autant que la cour de Vienne trouve à propos de le leur persuader. Si donc nous avions des avantages durant le cours de la guerre, il me paraît qu'il n'y aurait rien de plus juste que d'exiger un dédommagement des frais où la guerre aurait constitué Votre Majesté, et je crois qu'Elle pourrait demander, sans que personne y pût trouver à redire, la cessation de l'alternative de l'évêché d'Osnabruck, de sorte qu'il fût héréditaire dans Sa maison, de même que la sécularisation de l'évêché de Paderborn.1

Je crois que, pendant les troubles présents, ce dessein doit être caché avec tout le secret imaginable; pour moi de mon côté et autant que le permettent mes moyens, je m'offre d'y concourir avec tout le zèle imaginable, persuadé qu'un prince doit regarder l'intérêt de son allié comme le sien propre, et n'ayant rien plus à cœur que de convaincre Votre Majesté de la haute considération et du parfait attachement avec lequel je suis, Monsieur mon Frère, de Votre Majesté le bon frère

Federic.

Nach dem Concept.


8476. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

Dresde, 25 décembre 1756.

Mon cher comte de Podewils. Vous verrez par les pièces cijointes2 de quoi il s'agit dans une correspondance où je suis entré immédiatement avec Sa Majesté Britannique. Comme elle désire par sa dernière lettre que je fasse part par un de mes ministres à son président des finances le sieur de Münchhausen de mes intentions, j'ai résolu de vous y choisir préférablement et de vous autoriser par la présente d'entrer là-dessus en correspondance avec ce ministre sur ce sujet et de lui expliquer mes intentions conformément à la réponse que je viens de faire au roi d'Angleterre, dont je vous communique la copie ci-close pour votre direction, et qui vous tiendra lieu d'instruction.

Quant au secret de l'affaire, vous l'observerez le plus religieusement, au point de ne parler ni d'écrire à âme qui vive, de tout ce qui en fait le sujet, qu'hormis audit sieur de Münchhausen. J'abandonne tout le reste à votre prudence, sagesse et savoir-faire, pour mener cette négociation au point où je souhaite de la voir; la conjoncture présente et la situation de mes affaires demandent absolument que je mette à ces gens quelque objet devant les yeux, et que je leur propose des avantages qui les fassent agir promptement et efficacement pour la cause commune et pour une défense vigoureuse contre nos ennemis,



1 Vergl. S. 147.

2 Schreiben König Georg's II., d. d. St. James 7. December, nebst Begleitschreiben des Geheimrathspräsidenten von Münchhausen, d. d. Hannover 20. December; sowie eine Copie der Antwort König Friedrich's an König Georg, d. d. Dresden 25. December. Vergl. Nr. 8475.