<48> Hcepken les sentiments favorables qu'il a pour moi;1 mais je veux bien d'ailleurs vous dire, quoiqu'uniquement pour votre direction seule, qu'au cas d'une guerre avec la Russie je ne pense pas de faire fond sur quelque assistance de la Suède, la situation présente des affaires de ce royaume m'étant trop bien connue, de sorte que les communications que je fais faire de temps en temps en Suède sur le courant des affaires, ne se font simplement que parceque l'usage et la bienséance le requièrent ainsi entre puissances qui ont la satisfaction de vivre en bonne amitié entre elles.

Federic.

Nach dem Concept.


8341. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE HÆSELER A COPENHAGUE.

Dresde, 17 novembre 1756.

Votre rapport du 6 de ce mois m'a été bien rendu, et je trouve tout-à-fait singulière la façon de penser du baron de Bernstorff sur mon sujet relativement à la démarche à laquelle je me suis vu forcé contre la Saxe; mais je souhaiterais qu'il considérât un seul moment que la cour de Vienne, selon sa convoitise insatiable de s'agrandir, [a voulu] à cet effet reconquérir la Silésie, pour se trouver après cela à même d'exercer un despotisme absolu sur toute l'Allemagne, pendant un temps où cette cour avait réussi à endormir la France, et où son plan était tout formé pour m'attaquer avec une supériorité de forces décidée au moins l'année qui vient,2 la Saxe de son côté ayant dû, moyennant des subsides, rétablir son armée pendant le courant de cet hiver, afin d'être en état de se porter au cœur de mes États, « quand le Chevalier, » selon les propos de mes ennemis, «  serait désarçonné » 3 — et c'est après une semblable considération qu'il serait à souhaiter, disje, que le baron de Bernstorff voulût opiner sur le conseil qu'il aurait donné au Roi son maître, s'il se fût trouvé dans une pareille situation critique et urgente.

Federic.

Nach dem Concept.


8342. AU MINISTRE DE LA GRANDE-BRETAGNE MITCHELL A DRESDE.

Mitchell überreicht, [Dresden November],4 dem Könige drei Schreiben des englischen Gesandten Williams zu Petersburg in französischer Uebersetzung. Williams meldet, Petersburg 19. October:5 „Je passais hier au soir chez le Grand-Chancelier; la victoire du roi de Prusse avait fait une grande impression sur son esprit. Dans la conversation, il me dit que M. Esterhazy l'incommodait beaucoup, en sollicitant l'impossible; mais, dit-il, au lieu de blâmer les ministres russes de n'avoir pas tenu leur armée prête, lui — le Grand-Chancelier — était en état de“



1 Vergl. S. 25.

2 Vergl. Bd. XIII, 114.

3 Vergl. Bd. X, 79.

4 Begleitschreiben Mitchell's liegen nicht vor,

5 „Rendered 8th November“ bemerkt Mitchell