8440. AU LIEUTENANT-GÉNÉRAL PRINCE FERDINAND DE BRUNSWICK A DRESDE.

Dresde, 15 décembre 1756.

Monsieur mon Cousin. Je reconnais, comme je dois, l'attention que vous me marquez en continuant140-2 de me communiquer les nouvelles que vous avez reçues encore du Duc régnant. Auquel sujet je vous dirai cependant que pour ce qui regarde les Russes, les affaires vis-à-vis d'eux ne sont pas encore dans un aussi mauvais état qu'on les a mandées au Duc, et qu'il n'est pas décidé encore s'ils seront pour ou contre nous. Pour le reste, il est vrai que les brouilleries des ministres en Angleterre et le changement du ministère qui les a suivies, ont fait bien<141> du tort à nos affaires, vu qu'il y a deux mois de perdus pour nous relativement aux concerts et arrangements à prendre; mais comme le nouveau ministère paraît à présent se réveiller sur les grandes affaires,141-1 et qu'il y travaillera incessamment, j'espère que tout sera fait encore de bonne façon, [pourvu] que Monsieur votre frère voudra prendre un peu de patience. Je suis avec des sentiments d'estime et de considération, Monsieur mon Cousin, de Votre Altesse le bon et très affectionné cousin

Federic.

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Grossen Generalstabs zu Berlin.



140-2 Vergl. S. 95. 128.

141-1 Vergl. S. 134. 135.