8830. AU MINISTRE DE LA GRANDE-BRETAGNE MITCHELL A DRESDE.

Lockwitz, 7 avril 1757.

Monsieur. J'ai reçu avec une satisfaction bien grande la lettre476-1 que vous avez voulu me faire hier. Je reconnais, autant que vous pouvez le désirer, l'empressement que vous m'avez marqué pour me communiquer les bonnes et importantes nouvelles qui vous sont venues; cette attention de votre part m'a infinement charmé, et vous augmenterez assurément ma satisfaction, en faisant naître les occasions de pouvoir vous en témoigner ma sensibilité et mon estime parfaite. Sur ce, je prie Dieu etc.

Federic.

P. S.

Je vous communique ci-clos ce que mes dernières lettres de Copenhague m'ont appris,476-2 et ce que j'ai eu d'ailleurs de nouvelles de Pétersbourg.

Quant aux premières, je remarque seulement comment la France sait amadouer la cour de Danemark à mon sujet, tandis qu'elle a commencé d'exercer des hostilités dans mon pays de Cleves.476-3 Vous observerez, je crois, par les nouvelles de Pétersbourg, la nécessité où je me vois de réclamer l'envoi d'une escadre anglaise dans la Baltique au plus tôt possible, qu'on m'a si souvent promis pour protéger mes côtes.476-4

Pétersbourg, ce 22 mars 1757.

Le général-maître d'équipages de la flotte Golyzin est retourné il y a trois jours de Kronstadt et a fait son rapport que toute la flotte était complète, équipée et prête à lever les voiles pour mettre en mer, dès que les eaux seraient déchargées de glaces, et qu'elle consistait, inclusivement avec l'escadre qui était à Reval, en 30 vaisseaux de guerre, frégates et galères à bombes.

Que l'on achetait mille chevaux au pays de Holstein pour le corps de réserve de 30,000 hommes que le maréchal de Schuwalow lève à Moscou, qui doivent être transportés par eau de Lübeck à Pétersbourg, afin d'avoir ce nombre de cavalerie auprès de ce corps.

Quant à la marche de l'armée, tout est si tranquille ici à ce sujet, comme s'il n'en avait jamais été question.

Esterhazy et Williams sont tous les deux malades depuis quatre<477> jours, le premier est travaillé de la goutte et l'autre de la fièvre. Ce dernier compte faire partir cette semaine son courrier à Londres.

Das Schreiben an Mitchell nach der Ausfertigung im British Museum zu London. Die Beilage nach der ebendaselbst befindlichen, an Mitchell übersandten Abschrift.



476-1 Schreiben Mitchell's, d. d. Lockwitz 6. April, welches dem Könige Nachrichten aus Petersburg, die dem englischen Gesandten durch ein Schreiben Williams', d. d. Petersburg 22. März, zugekommen waren, mittheilt. Vergl. Nr. 8829.

476-2 Es sind die am 29. März von Häseler eingesandten Nachrichten. Vergl. Nr. 8831.

476-3 Vergl. S. 465. 472.

476-4 Vergl. S. 446.