10291. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE.

Elsterwerda, 8 septembre 1758.

Mon cher Frère. Vous voyez que npus n'avons pas tardé de vous secourir, cela n'aurait pas été cependant aussitôt, si les Russes ne se fussent retirés le 2. Je les ai encore suivis jusqu'à un petit mille de Landsberg, où j'ai laissé mon armée dans les forêts. Comme ce pays n'est pas propre pour la poursuite ni pour rien, j'ai laissé la besogne des Russes à Dohna, et je suis accouru à votre secours. Dans sept jours, nous avons fait 24 milles d'Allemagne, et nous sommes, je vous assure, en état de combattre, pourvu que la grosse Excellence de Kolin veuille y prêter le collet.

J'ai parlé sur mon passage à ma sœur Amélie,217-1 qui m'a chargé de vous faire mille amitiés; comme il est très problématique, jusqu'à présent, si nous pourrons nous voir ou non, j'ai toutefois voulu m'acquitter de ma commission.

Je vous embrasse, mon cher frère, bien tendrement, vous priant de me croire avec la plus parfaite tendresse et estime, mon cher frère, votre fidèle frère et serviteur

Federic.

Voici une lettre pour le margrave de Baireuth.217-2

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig.



217-1 Vergl. S. 208. Anm. 3.

217-2 Nr. 10290.