<632>kommen könnet. Ihr habet also das deshalb erforderliche überall gehörig zu besorgen.

Toute la famille peut sans inconvénient retourner à présent à Berlin.

Federic.

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig.


11584. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION BARON DE KNYPHAUSEN A LONDRES.

Hirschstein, 13 novembre 1759.

Je viens de recevoir le rapport que vous m'avez fait du 2 de ce mois, avec son post-scriptum de la même date, au sujet duquel je ne saurais vous dissimuler que, quoique je passe au ministère anglais tout ce qu'il a trouvé bon de faire relativement à cette communication à la cour de Turin,1 que, néanmoins, je suis bien fâché que ce ministère va partout avec tant de précipitation dans ce qui regarde la négociation à entamer pour la pacification, et de son trop d'empressement qu'[il] montre à ce sujet même à la Russie,2 ce que je regarde comme le moyen de gâter tous les avantages que l'Angleterre a eus.

Je ne doute pas que, quand ma lettre présente vous arrivera, mes ministres ne vous aient déjà instruit de ma façon de penser sur les démarches à contre-temps dans le procédé des ministres anglais, et combien ils se font tort, pendant qu'ils ont eu le plus beau jeu du monde, en voyant se dissoudre la ligue la plus redoutable de nos ennemis, avec un peu de patience qu'il aurait fallu prendre; à présent il faut s'attendre, par une grande maladresse, que nos ennemis lient leur partie et se tiennent unis ensemble, au lieu que nous aurions pu les séparer et désunir pour en jouer après selon notre gré.

Vous vous souviendrez de ce que mon ministère vous aura déjà communiqué de la réponse que j'avais faite au sieur Mitchell sur les premiers propos que Woronzow avait tenus au sieur Keith,3 et comme j'ai été d'avis qu'il fallait qu'au moins le comte Woronzow s'expliquât plus précisément sur les moyens de convenir de la paix entre moi et la Russie, ce qui, avec d'autres insinuations faites adroitement, aurait mis peut-être de la désunion entre la ligue de nos ennemis, ce dont à présent nous ne saurions guère bien espérer par le trop grand empressement que les ministres anglais y mettent. Pour moi, je ne saurais point me jeter absolument à la tête des Russes, ni faire des bassesses envers eux, malgré tout el'envie que j'ai à m'accommoder avec ces gens-là.

Je me remets à tout ce que mes ministres vous diront encore



1 Das englische Ministerium hatte dem sardinischen Gesandten Grafen Viry Mittheilung gemacht von der Absicht des preussischen und des englischen Hofes Friedensunterhandlungen einzuleiten.

2 Vergl. Nr. 11581.

3 Vergl. Nr. 11534.