<285> quelque confortatif qui réveille mes espérances: je reçois aujourd'hui un courrier de Constantinople1 avec la confirmation des nouvelles que je vous ai données, mais avec encore de nouvelles assurances de la part du Vizir qu'à l'arrivée de ma lettre la Porte se déclarera sûrement. Ma lettre pourra y arriver le 4 de mai, de sorte qu'au 20 on commencera peut-être de changer de ton à Vienne.

Mes lettres d'Angleterre annoncent l'arrivée de celui que vous savez,2 et celle de La Haye la ferme résolution où est la France de faire la paix.3 Les Anglais y travaillent très sérieusement, de sorte que nous pouvons nous flatter de la voir éclore plus vite que nous ne l'avions espéré. Voilà, mon cher frère, tout de bonnes nouvelles; dès qu'il y en aura de plus évidentes, je vous les communiquerai sur-le-champ, mais cela ne pourra guère être avant le milieu du mois prochain.

Je vous rends grâce de la Mort de frère Berthier;4 cela est fort plaisant, et, comme les anecdotes relatives à la pièce me sont connues, cela m'a beaucoup amusé.

Votre petit détachement se rassemble vers Oschatz; j'espère de trouver moyen d'y envoyer aussi les dragons; les hussards arriveront à Torgau un jour plus tard, c'est ce que je ne saurais empêcher. Je me mettrai en marche le 25 au soir, et le 26, nous serons établis dans notre camp.

Je vous souhaite un heureux voyage, un bon retour et le rétablissement de votre santé,5 étant avec la plus tendre estime, mon cher frère, votre fidèle frère et serviteur

Federic.

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig.


12026. AU GÉNÉRAL DE L'INFANTERIE BARON DE LA MOTTE-FOUQUÉ.

[Freiberg,] 21 [avril 1760].

Il faut, mon cher, vous répondre avec quelque étendue, pour que vous compreniez bien mes idées et que tout aille de concert. Vous sentez comme moi que, dès que l'ennemi s'avance vers Neisse, Goltz sera obligé de vous joindre. Il ne faut laisser alors que 4 bataillons



1 Vergl. Nr. 12024. 12036. Der Courier war am 20. in Freiberg eingetroffen.

2 Knyphausen und Michell hatten, London 8. April, berichtet, dass der Courier des Königs mit dessen Schreiben vom 27. und 28. März und den auf die Sendung Edelsheims bezüglichen Beilagen (vergl. Nr. 11944 und Nr. 11947) am 6. April in London eingetroffen sei. Edelsheim selbst traf am 14. in London ein (Bericht der Gesandten vom 15. April, vom Könige am 27. beantwortet; vergl. Nr. 12041).

3 Vergl. Nr. 12012.

4 Gemeint ist Voltaires Schrift: „Relation de la maladie, de la confession, de la mort et de l'apparition du jésuite Berthier.“ Voltaire lässt den Jesuiten Berthier am 12. October 1759 sterben, thatsächlich lebte er bis 1782. Vergl. Œuvres Bd. 23, S. 68. — Vergl. auch das angeführte Schreiben des Prinzen Heinrich, d. d. Torgau 20. April, bei Schöning a. a. O. S. 360.

5 Vergl. S. 234.