<418> vermeinen, solchenfalls die nöthige Anfrage chiffriret mit einem vorsichtigen und zuverlässigen Courier hieher senden oder aber solches vielmehr noch Anstand bis Ausgang dieses Monates gönnen wollen, da man hoffentlich wird sehen können, wie die Hauptsache ausgeschlagen. Ist solche reussiret, so wird sonder Zweifel die Correspondance noch sicherer wie jetzo sein und der König wird sich gerne die Zeit geben, über alle Anfragen seine Resolutions zu ertheilen. Ist aber die Sache umgeschlagen, so würde alsdenn auch alle über vorigen Articul gegebene Mühe und gemachte Veranstaltungen vergeblich sein.

Wenn wegen hiesiger Umstände etwas näheres oder weiter veränderliches passiren sollte, so werde nichts versäumen, um Ew. Excellenz sogleich davon zu benachrichtigen. Ich muss bei dieser Gelegenheit entschuldigen, wenn Demselben zeither so wenig oder nichts von denen hiesigen Begebenheiten gemeldet; es ist aber auch nichts attentionswerthes vorgefallen, sondern alles bei kleinen Husarenparties und sogenanntem kleinen Kriege geblieben, bei welchem jedoch mehrentheils die Avantages vor die unsrigen gewesen, obschon zuweilen, jedoch sehr selten, vor die gegenseitige, wie es in dergleichen kleinem Kriege ordinär ist. Ich habe aber geglaubet überflüssig zu sein, von dergleichen zu schreiben, noch weniger Aufhebens zu machen, welches nur denen Laudons, Kleefelds und Tottlebens und ihresgleichen mehr gewöhnlich und anständig ist . . .

Eichel.

Auszug aus der Ausfertigung.


12166. AU PRINCE HENRI DE PRUSSE.

Au camp de Meissen, 12 juin 1760.

Je viens de recevoir la lettre du 10 que vous m'avez faite, et vous envoie ci-joint ce que j'ai reçu, presqu'en même temps, des nouvelles de Pétersbourg et de Danzig,1 que vous aurez déjà de plus fraîche date.

J'approuve toutes les manœuvres que vous voudrez faire, sans entrer dans les détails d'aucune, parceque les nouvelles différentes que vous pourrez recevoir d'un jour à l'autre, ou les mouvements de l'ennemi pourront vous obliger à tout moment de changer de mesures. Votre grand but doit être seulement de sauver l'État et d'empêcher, tant qu'il dépendra de vous, que l'ennemi ne puisse prendre pied dans aucun endroit.

Quant aux différents projets que vous avez,2 je vous les abandonne absolument et à votre prudence; ainsi vous n'avez qu'à agir absolument, selon que vous le trouverez bon et à propos, et selon que les moyens que vous avez, vous le permettront.

La manœuvre de Laudon est presque incompréhensible. Pourquoi venir à Frankenstein? pourquoi se retirer de la Silésie par Silberberg? Et, s'il veut faire le siège de Glatz, pourquoi ne pas laisser un corps à Wartha qui est assez fort? Il y a du mystère en tout cela. Je ne puis pas dire en quoi il consiste, mais il est bien sûr que, depuis le



1 Liegen nicht vor.

2 Der Prinz wollte versuchen, falls die Russen in ihrer Stellung diesseits und jenseits der Weichsel blieben, „de faire un coup sur l'un ou l'autre de leurs détachements, si je n'en suis pas empêché par le manque de charriage (vergl. Nr. 12 159) et de subsistance, ou que l'ennemi se rassemble.“