<82> Sa bonté et Sa justice, le monde ne serait point exposé, comme il [l']est, à la désolation, le ravage, le meurtre et les incendies.

Federic.

Nach dem Concept; das Schreiben des Königs Stanislaus nach der Ausfertigung.


11821. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION BARON DE KNYPHAUSEN A LONDRES.

Freiberg, 10 février 1760.

C'est contre toute mon attente que je viens de recevoir aujourd'hui une lettre du roi de Pologne Stanislas,1 dans laquelle il me parle de paix avec la France, contre tout ce que j'aurais attendu de sa part.

Je n'ai point voulu manquer de vous communiquer incessamment à la suite de cette dépêche la copie de cette lettre avec la réponse que je lui ai faite d'abord, dans l'intention que vous en communiquiez au plus tôt avec le chevalier de Pitt et avec ces autres ministres anglais qu'il trouvera convenables, pour me marquer au plus tôt mieux leur sentiment sur tout ce qui [fait] le sujet de cette lettre, tout comme de la réponse que j'y ai faite.

Federic.

Nach dem Concept.


11822. AU SECRÉTAIRE VON DER HELLEN A LA HAYE.

Freiberg, 11 février 1760.

J'ai reçu votre rapport du 2 de ce mois. Je ne suis pas exactement informé de ce que mes ministres ont écrit en leur nom au prince Louis de Brunswick; c'est pourquoi aussi il aurait fallu que vous les en eussiez informé préférablement à moi immédiatement de tout ce que le susdit Prince vous a dit par rapport au mécontentement qu'il croît avoir de ce que mes ministres se sont expliqués, selon lui, un peu cavalièrement sur ce qu'ils auraient souhaité2 de lui pour le bien de la cause commune.

En attendant, vous chercherez l'occasion de désabuser ce digne Prince de ce qu'il a cru qu'on lui manquait d'attention, quand mes ministres le requerraient sur des affaires en soi-même indifférentes, mais tendantes en bien de la cause commune. Qu'il fallait considérer que j'étais absent de ma capitale, à la tête de mon armée vis-à-vis de l'ennemi, que je fallais donc bien me remettre à mes ministres, pour avoir soin des circonstances qui tendaient au but que je leur avais prescrit, et qu'il était impossible de demander toujours mes ordres sur de pareilles choses, surtout si les moments pressaient. Que, par ces causes,



1 Vergl. Nr. 11820.

2 Es handelte sieh um die an Prinz Ludwig gerichtete Bitte, in persönliche Verhandlung mit Graf d'Affry zu treten.