1629. AU ROI DE FRANCE A VERSAILLES.

Königgrätz, 23 novembre 1744.

Monsieur mon Frère. Ayant trouvé nécessaire de rappeler mon maréchal comte de Schmettau, par des raisons que M. le maréchal de Noailles aura l'honneur de Lui expliquer, j'espère que Votre Majesté voudra bien lui accorder la liberté de se congédier d'Elle, et ajouter foi aux assurances que je lui ai ordonné de réitérer à Votre Majesté de mon attachement étemel et inviolable.

Je souhaiterais de tout mon cœur que Votre Majesté eût lieu d'être contente de lui, pendant le temps qu'il a eu l'honneur d'être à Sa cour ; au moins n'y aura-t-il pas manqué s'il a suivi exactement les instructions que je lui ai données. Aussi me fera-t-Elle la justice d'être persuadée qu'on ne saurait être avec plus de considération, d'amitié et d'attachement que je suis, Monsieur mon Frère, de Votre Majesté le bon frère

Federic.

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Je suis si mécontent de l'étourderie et de l'esprit intrigant de Schmettau que Votre Majesté ne doit pas trouver étrange que je le rappelle. Je L'assure qu'il a agi contre mes ordres, et qu'il s'est comporté, durant tout le temps qu'il a eu l'honneur d'être à la cour de Votre Majesté, d'une façon si contraire à ce que sont ses ordres, que je ne puis assez m'en plaindre, mais j'ai eu tant de besognes sur les bras que je n'ai pas eu le temps de le redresser.

Nach dem Concept. Der Zusatz nach Abschrift der Cabinetskanzlei.