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délicates sur tout ce qui peut attaquer le théâtre d'une guerre qu'il compte faire aussi glorieusement pour sa personne et pour ses troupes.“

et sans emportement, mais avec un air de franchise et de vérité.

Fr.

Nach der eigenhändigen Aufzeichnung am Rande des Berichts. Demgemäss Immcdiaterlass an Chambrier, Camp de Divetz 28 juin.


1893. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

Camp de Bukowina, 28 juin 1745.

Mon cher Podewils. Toutes les dépêches que j'aurais dû recevoir aujourd'hui, ont été interceptées. Je vous prie de m'en envoyer l'extrait par la première poste. Cela n'accommode guère ma curiosité dans un temps aussi critique que celui-ci. On dit dans l'armée autrichienne qu'ils ont perdu une bataille, mais on ne sait si c'est en Flandre on sur le Rhin. Je ne sais pas ce que j'en dois croire. Je suis en suspens, mais j'ai de la peine à me persuader que cela en soit déjà venu à une décision. Nos affaires ici vont fort bien; Nassau va faire table rase en Haute-Silésie et en Moravie. Adieu, je ne vous en dis pas davantage pour cette fois, vous assurant que je suis votre fidèle ami

Federic.

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig.


1894. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

Podewils berichtet, Berlin 24. Juni : „Votre Majesté aura appris sans doute, par la dernière dépêche de Chambrier, que la victoire de Friedberg a commencé à rendre la France plus flexible sur l'article des subsides, puisqu'elle craint apparemment qu'en les refusant, on ne fournisse un prétexte fondé à Votre Majesté de faire Sa paix, et que le gain de la dernière bataille ne la puisse faciliter . . . Si la France trouve la somme trop exorbitante, comme il y a de l'apparence. Votre Majesté aura toujours un bon prétexte de faire Sa paix séparée, par le canal des Anglais; et s'il n'y a pas moyen d'y parvenir, il sera toujours temps de rabattre quelque chose de la somme demandée de 4,000,000 d'écus.“ 1

25. Juni: „Touchant le passage de mon neveu par Hanovre, . . . j'entre entièrement dans les raisons très solides que Votre Majesté m'a alléguées2 . . . Mon

Camp de Divetz, 1er juillet 1745.

Vous pensez comme moi sur le sujet des subsides; il n'y a pas d'autre parti à prendre que celui que vous proposez; la paix est ce qu'il y a de plus désirable, mais s'il n'y a pas moyen d'y parvenir, il nous faut de gros subsides; car, l'ennemi dans le pays, la guerre sur les bras, et à l'avenir les quartiers d'hiver de la plupart de mes troupes établis en Silésie, demandent absolument de puissants secours, sans quoi, quelque brave que soit l'année, et quelque bonne volonté que l'on ait, on n'y saurait fournir; et, après tout, dans ce que l'on fait, il faut avoir un but, et je n'en



1 Vergl. S. 122.

2 S. 197.