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2014. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

[Trautenau], 9 octobre 1745.

Mon cher Podewils. Je vous prie d'écrire à Mardefeld qu'il me ferait grand plaisir de me faire avoir deux grandes pelisses de renard noir, et qu'il envoie cette pelleterie au plus vite à Berlin, car je voudrais m'en servir cet hiver. Peut-être l'Impératrice aura-t-elle l'âme assez tendre pour lui en donner, ou peut-être quelque knès qui s'est ruiné pour les noces du Grand-Duc lui en vendra.

Les Autrichiens partiront le 11 pour leurs quartiers d'hiver ; on dit qu'ils enverront quelques troupes pour hiverner dans le Haut-Palatinat. Nous autres quitterons la Bohême vers le 20 de ce mois, et je serai le 2 ou le 3 de novembre à Berlin. Adieu.

Federic.

Nach der Ausfertigung. Eigenhändig.


2015. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE MÜNCHOW A BRESLAU.

Trautenau, 9 octobre 1745.

Mon cher Milnchow. Je vous avertis d'avance que la paix est autant que sûre; cependant, il faut encore faire quelques dispositions pour nous et les troupes. Voici le tableau que je me propose de remplir, et auquel vous travaillerez. Le 20 de ce mois, je rentre en Silésie avec l'armée. Une colonne, avec la plus grande partie de la cavalerie, ira à Schweidnitz, Waldenburg et ces environs; l'infanterie en avant, et la cavalerie derrière; le corps du centre ira à Landshut et les environs; mon quartier, la garde, les gardes du corps etc. seront à Rohnstock; le troisième corps du côté de Schmiedeberg et Jauer. Vous vous rendrez, avec des Magazinextracte etc., le 19 à Striegau, d'où vous me viendrez joindre dès que vous me saurez arrivé à Rohnstock. Peut-être la paix sera-t-elle déjà faite alors, mais ad interim aliquid fit. Travaillez comme si l'armée devait hiverner dans ces cantons, et apportez tout avec vous.

Adieu, je prie Dieu de vous conserver dans sa sainte garde.

Federic.

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabes zu Berlin. Eigenhändig.


2016. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

Camp de Trautenau, ce 9, au soir.

Mon cher Podewils. La dépêche d'Andrié m'a fait grand plaisir; je m'y tiens, et vous n'avez qu'à lui faire savoir citissime que Je n'ai plus rien à ajouter à ce qui s'est fait. Je suis très content des Anglais. Notre système est désormais de nous her le plus étroitement