<34> promets indubitablement de la justice et de la générosité de Votre Majesté, et je suis avec des sentiments de la plus haute estime et de l'attachement le plus parfait etc.

Federic.

Nach dem Concept.


1712. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS A BERLIN.

Mardefeld berichtet, Petersburg 23. Januar: „Votre Majesté me fera une grâce singulière de m'envoyer le détail de la campagne passée, et peut-être ne serace pas sans utilité.“

Podewils en doit faire un extrait et le lui envoyer.

Fr.

Woronzow „m'a assuré, mais sous le sceau du secret, qu'il était convenu avec son collègue, conformément aux intentions de l'Impératrice, qu'elle se chargerait de la médiation ;1 . . . que sa Souveraine était charmée du désintéressement de Votre Majesté, qu'EUe ne prétendait faire aucune acquisition .... Le Grand-Chancelier aussi bien que le Vice-Chancelier m'ont assuré que l'Impératrice voulait absolument se charger seule de la médiation.“

Il faut que Mardefeld insiste sur un dédommagement du mal qui m'a été fait en Haute-Silésie, et qu'il fasse comprendre que la reine de Hongrie, ayant attaqué mes provinces, m'en doit l'indemnisation.

Fr.

Bestushew „m'a dit qu'on ne viendrait jamais à bout de disposer le roi de Pologne à se désister de donner du secours à la reine de Hongrie dans ses pays héréditaires, mais que lui, comte de Bestushew, se faisait fort que sa Souveraine retiendrait Sa Majesté Polonaise d'une manière que ses troupes n'inquiétassent pas les frontières de Votre Majesté.“

Si nous ne pouvons tirer autre chose de la Russie que de rendre les Saxons passifs, il faut s'en contenter, mais je suis sûr que Bestushew me fourbe, moi et le roi de Pologne en même temps.

Fr.

Woronzow „m'a juré que l'Impératrice avait été choquée et indignée contre la cour de Vienne, en voyant le manifeste grossier et séditieux qu'elle avait fait publier pour exciter les sujets de Votre Majesté à une rébellion, et qu'il ferait son possible pour porter Sa Majesté Impériale à répondre à la lettre réquisitoriale2 au gré de Votre Majesté. Il ajouta que la reine de Hongrie et les Anglais en voulaient principalement à Votre Majesté, faisant connaître qu'ils ne feraient pas de difficulté d'accorder quelques avantages à la France et à l'Espagne, pour qu'elles abandonnasssent Votre Majesté, et qu'il craignait fort que la France n'acceptât ces offres.“

Tous ces discours sont d'un fripon, et ont été suggérés par Hyndford ou Rosenberg, au Chancelier; je ne me fie pas encore à cet homme, par tout ce que j'en vois.

Fr.

Nach der eigenhändigen Aufzeichnung (praes. 3. Febr.) am Rande des Berichts.



1 Vergl. Bd. III, 336.

2 Bd. III, 363.