<122> tout-à-fait indifférent dans de pareilles occasions et ne pas vous en mêler ni en noir ni en blanc. Au reste, il m'a paru que vous avez témoigné un peu trop d'appréhension dans les entretiens que vous avez eus avec milord Harrington concernant les armements de la Russie. Il est vrai que je suis fort satisfait de la déclaration que Milord vous a faite à cette occasion, que l'Angleterre exécuterait avec ponctualité tous les engagements pris avec moi, mais il faudra vous garder soigneusement de faire paraître de grandes alarmes et des appréhensions, lorsque vous parlez sur la Russie, pour ne pas donner lieu à croire que nous craignions infiniment cette puissance; au contraire, vous vous expliquerez toujours avec dignité, et point du tout d'une manière timide et craintive, aussi souvent que vous parlerez sur ces affaires-là.

Federic.

Nach dem Concept.


2263. AN DAS DEPARTEMENT DER AUSWÄRTIGEN AFFAIREN.

Oranienburg, 6. Juli 1746.

Dem Herrn Grafen von Podewils Excellenz zu Wien haben Se. Königl. Majestät auf dessen letztere Relation vom 29. voriges zu antworten befohlen, wie Höchstdieselbe von seinen bisherigen Relationen zufrieden wären und daraus wohl sähen, dass, so viel er in der kurzen Zeit, da er zu Wien wäre, penetriren und erfahren können, er der Wahrheit nach meldete; indess sollte er mit aller Attention und Sorgfalt continuiren, die Sachen mehr und mehr zu approfondiren und seine Relations nach der wahren Beschaffenheit der Sachen einzurichten. Dabei sollte er sich sehr wohl in Acht nehmen, wegen der russischen Sachen einige Inquiétude oder Embarras blicken zu lassen, vielmehr sollte er sich stellen, als ob ihm solche ganz indifferent wären … Dem Herrn Grafen Harrach sollte er die verbindlichste Versicherung von Sr. Königl. Majestät besonderer Estime und Consideration gegen ihn thun, und wie viel Cas Höchstdieselbe von ihm machten; dabei er dessen Freundschaft und Confiance soviel möglichst zu menagiren suchen sollte …

Eichel.

Auszug aus der Ausfertigung.


2264. AU CONSEILLER BARON LE CHAMBRIER A PARIS.

Oranienburg, 8 juillet 1746.

Je suis très satisfait des ouvertures que vous me donnez dans votre relation du 27 du mois de juin passé, et je ne doute point que la France ne dût souhaiter que je me remisse à la brèche pour lui tirer l'épine du pied; mais le passé m'a appris la conduite que j'ai à tenir sur cet égard-là; aussi mon intention est-elle que vous deviez vous tenir