<319>ment convenues, il serait toujours fort en l'air, parceque la moindre révolution qui arriverait en Russie, le renverserait. En attendant, vous faites bien de tâcher à vous en procurer plus de lumières.

Au surplus, n'ayant point eu depuis quelque temps des nouvelles sûres du succès qu'ont eu les nouveaux arrangements des finances de l'Impératrice-Reine, j'attends que vous m'en informiez le plus souvent que vous pourrez.

Federic.

Nach dem Concept.


3390. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION BARON DE GOLTZ A SAINT-PÉTERSBOURG.

Potsdam, 24 décembre 1748.

J'ai reçu la dépêche que le comte Finckenstein m'a faite du 7 de ce mois. Il y a peu de temps qu'on m'avertit de France qu'on avait eu là des lettres de Pologne qui marquaient que la maison de Czartoryski avait dessein, à ce qu'on croyait, de faire tomber la couronne de Pologne sur le prince Charles de Lorraine, lorsqu'elle deviendrait à vaquer par la mort du Roi d'à présent. L'on ajoutait par manière de réflexion que, ce dessein se trouvant contraire aux vues du roi de Pologne, la cour de Russie se trouverait peut-être un peu embarrassée à qui donner la préférence, de son influence en Pologne, ou aux Autrichiens, ou aux Saxons. Pour moi, j'ai cru pouvoir douter alors quer cet avis fût fondé, parcequ'un pareil dessein me paraissait nullement quadrer ni avec les intérêts de la Russie ni même avec ceux de la cour de Vienne. Cependant comme mon ministre à Vienne me marque qu'on venait de lui dire d'assez bonne part et dans la dernière confidence que les cours de Vienne et de Russie étaient convenues secrètement de faire monter sur le trône de Pologne le prince Charles de Lorraine, quand il viendrait à vaquer, j'ai bien voulu vous faire part de ces particularités, afin que vous tâchiez, autant qu'il vous le sera possible, d'éclaircir là où vous êtes ces avis et approfondir ce qui en peut être.

Federic.

Nach dem Concept.


3391. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE VOSS A VARSOVIE.

Potsdam, 24 décembre 1748.

J'ai reçu votre dépêche du 14 de ce mois. Je suis sûr que ce n'est point pour complaire au roi de Pologne,1 que le soi-disant corps auxiliaire de troupes russiennes n'est pas encore entré en Pologne; il n'attend que la première gelée et se mettra en marche tout au plus tard vers la mi-janvier. Je suis assez curieux d'apprendre de



1 Vergl. S. 316. 317.