<532> et qu'il n'en puisse transpirer la moindre chose. Et sur cela, je prie Dieu etc.

Federic.

Nach der Ausfertigung.


3662. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION BARON DE GOLTZ A MOSCOU.

Potsdam, 20 mai 1749.

Je m'imagine que vous avez raison de penser, comme vous le marquez par votre dépêche du 28 d'avril dernier, que l'audience particulière qu'a eue en dernier lieu le comte de Bernes de l'Impératrice, ait eu principalement pour objet des compliments dont ledit comte a dû s'acquitter de la part de l'Impératrice-Reine envers cette Princesse, sur le bon ordre qu'avait tenu le corps auxiliaire russien pendant son séjour en Allemagne, et j'en suis d'autant plus persuadé qu'il ne m'est point probable que l'Impératrice eût voulu traiter sur quelque matière importante avec le ministre autrichien en présence du comte Woronzow.

La cour de Vienne discontinue toujours de plus en plus ses préparatifs guerriers et ne prône pas peu ses sentiments pacifiques.

Mes avis d'Angleterre portent que le ministère d'Angleterre avait reçu dernièrement un courrier de milord Hyndford, chargé d'amples dépêches de sa part audit ministère, et qu'il était venu aussi au comte de Tschernyschew un courrier de Russie, mais que le ministère d'Angleterre, tout ainsi que le comte Tschernyschew, secrétaient avec tant de soin le contenu de leurs dépêches que, quoiqu'il y eût déjà dix à douze jours qu'elles leur avaient été rendues, il n'en transpirait encore absolument rien, et que même les ministres des puissances auxquelles on avait promis la communication du contenu de ces dites dépêches, en avaient été frustrés jusqu'alors. Cette conduite mystérieuse me fait soupçonner qu'il se pourrait très bien qu'il y eût encore de cachée quelque anguille sous roche; nous ne tarderons néanmoins guère à découvrir ce qui en est et de nous mettre au fait du vrai de l'affaire.

En attendant, ce que j'ai bien voulu vous en dire, n'est que pour votre direction et pour vous mettre dans les voies à l'approfondir davantage. Vous serez d'ailleurs toujours fort attentif aux arrangements qu'on pourra prendre là où vous êtes à l'égard des troupes russiennes et m'en ferez fréquemment vos rapports.

Federic.

Nach dem Concept.


3663. AU CONSEILLER PRIVÉ DE GUERRE DE KLINGGRÆFFEN A LONDRES.

Potsdam, 20 mai 1749.

J'ai reçu à la fois vos dépêches du 6 et du 9 de ce mois. La conduite du duc de Newcastle me paraît inconcevable, quand il témoigne