3301. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE VOSS A VARSOVIE.

Potsdam, 19 octobre 1748.

Il ne reste rien à répondre à votre dépêche du 9 de ce mois, et je me réfère, à son égard, à la résolution que je vous ai fait parvenir par mes ordres du dernier ordinaire, non que je doute qu'il ne s'agisse pendant la présente Diète de toutes sortes d'affaires et que le tapis n'y dût être chargé à suffisance pour fournir matière à beaucoup de propositions et déliberations, mais que je suis bien persuadé, en même temps, qu'on n'y prendra au bout du compte aucune résolution tant soit peu contraire à mes intérêts. Pour ce qui est de ceux qui viennent s'offrir à vous pour entrer dans mon service, mon intention est que vous leur donniez à entendre, quoique d'une manière tout-à-fait polie et revenante, qu'il n'y avait actuellement point de places vacantes dans mes régiments et qu'il serait fort difficile de placer en temps de paix dans mon armée des officiers qui ne m'auraient encore rendu service; bref vous les renverrez honnêtement, poliment et contents. Vous m'écrirez au sujet du baron de Gersdorf,266-1 où il s'est arrêté autrefois et ce que vous savez d'ailleurs de ses circonstances.

Federic.

Nach dem Concept.



266-1 Vergl. S. 250.