<127> sieur Panin, a lue aux ministres de Suède, selon que vous me la marquez par votre dépêche du 26 du septembre passé, est bien judicieuse, et je crois tout comme M. de Puyzieulx que la Suède n'a qu'à en rester là, pourvu qu'elle ait pris des mesures justes, surtout en Finlande, de n'avoir à craindre quelque affront ou insulte de la part de la Russie. Cependant je souhaiterais bien que vous sondiez le marquis de Puyzieulx sur ce qu'il pense de la déclaration de la Russie et s'il ne la trouve pas fort impertinente; vous lui ferez observer, en même temps, qu'au moins la déclaration, telle que la Russie l'a fait faire actuellement par son ministre, ne diffère guère de celle dont j'ai fait avertir la France il y a quelque temps que la Russie voudrait faire alors, et qu'ainsi l'on ne saurait point m'accuser avec justice comme si j'avais donné alors de fausses alarmes à ce sujet-là.

Federic.

Nach dem Concept.


3911. AU CONSEILLER PRIVÉ DE GUERRE DE KLINGGRÆFFEN A LONDRES.

Potsdam, 7 octobre 1749.

Si l'ambassadeur de France ne parle pas toujours avec cette vivacité au ministère d'Angleterre, relativement aux affaires du Nord, comme il serait à souhaiter et que les circonstances le requerraient, il faut cependant que vous ne le releviez pas trop envers lui, mais que vous le dissimuliez plutôt et que vous le ménagiez extrêmement, pour que, par les rapports qu'il fait à sa cour, il ne fortifie pas les soupçons qu'on a déjà tâché d'inspirer à celle-ci comme si mes ministres dans différentes cours soufflaient le feu tant qu'ils pouvaient, et que leur conduite ne quadrait nullement avec le désir que je témoignais que le Nord restât tranquille. Ce que j'ai bien voulu vous dire sur la dépêche que vous m'avez faite 26 du septembre dernier.

Federic.

Nach dem Concept.


3912. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION BARON DE GOLTZ A MOSCOU.

Potsdam, 7 octobre 1749.

Votre dépêche du 15 du septembre dernier m'a été rendue. Ne doutant point que vous n'ayez eu occasion de vous informer exactement sur l'effet que la réponse du ministère de Suède à la déclaration du sieur Panin a fait à la cour de Russie, j'attends avec une sorte d'impatience le rapport que vous m'en ferez. Si tout reste tranquille à cette cour-là, il est à présumer qu'elle se contente de la réponse et dissimule le dépit qu'elle en a; mais si elle en fait du bruit et prend en même temps de certains arrangements militaires, alors l'on ne saura plus s'y