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Quand le comte Ulfeld a dit au comte Barck que c'était par le conseil de la cour de Vienne que celle de Russie avait adouci le termes, qui avaient été couchés bien plus forts, dans le projet de sa déclaration, il a parlé tout-à-fait vrai, comme je le sais à n'en pouvoir douter. En attendant, toutes les apparences sont à présent que le affaires du Nord pourront se terminer sans qu'on vienne à des éclats Après que la Suède et ses amis ont gagné du temps, il est à présuma qu'on aura tout gagné.

Il m'a été fâcheux d'apprendre par vous que Blondel doit rester à Vienne quelques mois encore après que le comte Hautefort y sera arrivé. Mais comme nous n'y saurions rien changer, il ne vous reste que de prendre votre parti tant bien que vous le saurez, et de vous arranger avec vos amis aussi bien que le cas le voudra permettre,

Federic.

Nach dem Concept.


3959. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE ROHD A STOCKHOLM.

Potsdam, 4 novembre 1749,

Il m'a été bien agréable d'apprendre par votre dépêche du 24 d'octobre passé que les nouvelles que je vous avais ordonné de communiquer au ministère de Suède1 aient été bien reçues de la part de ce ministère et lui aient fait plaisir, et j'applaudis fort à ce qu'or est intentionné, là où vous êtes, de s'en tenir au bon milieu avec la cour de Russie, puisqu'autrement il se pourrait qu'il arrivât très facilement que, si la Suède parlait d'un ton trop haut à la Russie, cette dernière s'en servît de raison pour prendre occasion, de là, de dire dans le monde qu'elle se voyait absolument nécessitée de rompre avec la Suède

J'espère, au reste, que le gouvernement de Suède voudra, aussi, se radoucir à cette occasion à l'égard de l'Angleterre et ne point l'aigrir sans nécessité, les Anglais ayant rendu de bonne foi des services très efficaces à la Suède dans la crise où en étaient ses affaires, et la Suède devant, selon moi, éviter avec beaucoup de soin d'accroître à présent le nombre de ses ennemis, dont elle en a sans cela déjà assez.

Federic.

Nach dem Concept.


3960. AU SECRÉTAIRE DIESTEL A COPENHAGUE.

Potsdam, 4 novembre 1749.

Votre dépêche du 28 d'octobre dernier m'est bien parvenue. Mon intention étant de savoir de vous quelles peuvent être les vraies et peut-être les secrètes raisons qui ont déterminé la cour de Danemark



1 Vergl. S. 132.