4301. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION FRÉDÉRIC DE VOSS A COPENHAGUE.

Potsdam, 9 mai 1750.

J'ai pu m'informer, par le contenu de votre rapport du 2 de ce mois, dans quel sens la cour de Danemark s'est expliquée sur la proposition en question que l'abbé Lemaire lui a faite par ordre de sa cour, et j'attendrai maintenant à savoir ce que la France jugera à propos de faire ultérieurement dans cette affaire. Quant au comte de Lynar, il est dans la ferme persuasion, en conséquence des ouvertures qu'il en a faites, que, quoique la Russie ne laisserait que de continuer ses démonstrations guerrières, elle se garderait cependant d'en venir par là à une rupture ouverte.372-1

Au surplus je vous ferai communiquer les avis qui me reviendront de Russie et j'aurais pour agréable que vous en fassiez part à l'abbé Lemaire.372-2

Je souhaite, après tout, que la France ne puisse jamais avoir raison de regretter de s'être portée pour le baron de Bernstorff,372-3 quoiqu'à dire vrai, je ne laisse pas que d'être dans quelque appréhension à cet égard.

Federic.

Nach dem Concept.



372-1 Vergl. S. 360. 370.

372-2 Vergl. S. 371.

372-3 Vergl. S. 353 Anm. 2. 373.