<43>terre et ses alliés et entre le roi de Pologne, comme électeur de Saxe. Il proposera force de subsides et des avances en argent, pour payer ce que mes sujets ont à prétendre à la Steuer,1 quoique contre une hypothèque du pays de Weissenfels ou de Mansfeld, et l'on scellera cette alliance d'un mariage entre le prince Xavier et la Princesse, fille aînée de l'Impératrice-Reine. Cela ne vous soit dit que pour votre direction seule, et je vous défends sous peine de ma suprême indignation d'en découvrir la moindre chose à qui que ce soit; aussi n'en toucherez vous rien dans vos relations ordinaires et ne m'en marquerez rien que par des post-scriptums séparés que vous aurez chiffrés vous-même et m'adressez immédiatement, sans en envoyer des doubles à mon ministère.

Nach dem Concept.


4450. AU CONSEILLER PRIVÉ DE GUERRE DE KLINGGRÆFFEN A HANOVRE.

Potsdam, 8 août 1750.

Vous vous trompez quand vous pensez dans votre rapport du 2 de ce mois qu'il n'y a que de l'ostentation dans l'envoi du sieur Williams à Varsovie; il est chargé de tout autres choses que de celles que vous soupçonnez.

Je n'ignore pas, moi, de quoi il est proprement question, mais je ne voudrais pas volontiers en confier quelque chose à la plume; peut-être pourrez-vous, si vous vous y prenez habilement, vous en éclaircir vous-même, là où vous êtes, sans néanmoins qu'on s'y aperçoive que vous vous donniez des mouvements à cet égard.

Federic.

Nach dem Concept.


4451. AU MINISTRE D'ÉTAT COMTE DE PODEWILS, ENVOYÉ EXTRAORDINAIRE, A VIENNE.

Potsdam, 8 août 1750.

Vous avez raison de croire, comme vous le dites par votre dépêche du 29 de juillet dernier, que la cour de Vienne ne souhaite point dans le moment présent un changement dans les affaires de l'Europe; aussi n'en saurait-on prévoir aucun de si prochain.

Quant aux commissions du conseiller aulique Vorster, je suis informé qu'elles roulent encore sur ce qu'il doit tâcher de fixer le recours des États de l'Empire à la Diète pour la Visitation des tribunaux dans l'Empire,2 et que ledit Vorster doit avoir proposé des conférences là-dessus aux ministres d'Hanovre et de Mayence; que la cour de Vienne l'a d'ailleurs recommandé dans ses lettres comme l'homme le plus capable et le plus raisonnable dans l'application des constitutions de l'Empire, auquel on pourrait se rapporter en toute confiance.



1 Vergl. Bd. V, 503 Anm. 1; 583; VI, 607; VII, 432.

2 Vergl. Bd. I, 17.