<549> âme qui vive, ni d'en faire la moindre mention dans aucune des dépêches que vous adresserez à mes ministres, que c'est de la part du ministre de France que les insinuations que je vous ai communiquées,1 me sont venues. Mais je vous ordonne, et même sous peine de mon indignation, que vous devez faire semblant de rien, que vous devez absolument dissimuler votre chagrin, ni. n'en faire apparaître la moindre chose en aucun temps.

Federic.

Nach dem Concept.


5225. AU LORD MARÉCHAL D'ÉCOSSE A PARIS.

Lord Marschall berichtet, Paris 22.November: „J'ai rendu compte à M. de Saint-Contest avant-hier des sentiments de Votre Majesté à l'égard de l'élection d'un roi des Romains en conformité de la lettre de Votre Majesté du 8 de ce mois.2 Ce ministre m'a paru en être entièrement satisfait, et tout ce que je lui ai dit à ce sujet, s'est trouvé conforme à ses désirs. Aussi m'étais-je déjà aperçu, ainsi que Votre Majesté l'aura vu par mes précédentes, que le parti de la paix était celui qui serait le plus agréable aux ministres de France. Comme ils avaient laissé à Votre Majesté le choix du parti qu'on devait prendre, ils voient bien Sa modération, Son esprit de paix, aussi bien que Sa bonne foi et Son esprit de justice contre Ses alliés, attendu que Votre Majesté met pour article conditionnel la satisfaction de l'Électeur palatin. M. de Saint-Contest m'a prié de demander des instructions à Votre Majesté pour pouvoir les communiquer ici, sur la manière de faire valoir la bonne volonté de Votre Majesté et de la France en cette occasion envers la maison d'Autriche, puisque, si Votre Majesté et la France n'agissaient point de concert en ceci, la cour de Vienne pourrait soupçonner que Votre Majesté ne S'opposât point à cette élection, parceque la France Lui avait manqué, ou la France, puisque Votre Majesté ne voulait point la soutenir. Il croit au surplus que c'est une bonne occasion de terminer la négociation du sieur de Dewitz à Vienne.“

Potsdam, 3 décembre 1751.

Milord. Je suis bien satisfait de la bonne disposition où vous avez trouvé M. de Saint-Contest, quand vous lui avez parlé en conséquence de votre dépêche du 22 dernier; j'attends la réponse ministériale qu'il vous donnera, en attendant, je ferai travailler aux instructions que ce ministre a désirées pour vous, afin de les communiquer à lui.3

Vous lui ferez d'ailleurs mes remercîments des ordres qu'il a bien voulu faire expédier à M. de Hautefort à Vienne au sujet des négociations du sieur de Dewitz,4 et j'applaudis à la manière dont vous vous êtes pris pour en parler à M. de Saint-Contest. Je suis charmé de ce qu'il est désabusé des imputations nullement fondées dont on a voulu charger mon ministre à Stockholm.

Au surplus, je trouve nécessaire que vous fassiez ressouvenir M. de Saint-Contest de la nécessité absolue et pressante qu'il y avait de finir avec le roi de Sardaigne, afin de s'attacher ce Prince et réparer par là la perte qu'on a faite de l'Espagne, vu que je venais



1 Vergl. S. 510.

2 Vergl. S. 515.

3 Vergl. Nr. 5223.

4 Vergl. S. 501.