5024. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE MALTZAHN A DRESDE.

Potsdam, 24 juillet 1751.

Messieurs les ministres saxons me font trop d'honneur, quand ils m'attribuent que la cour de Versailles, qui les connaît aussi bien que moi, ne veut point jeter son argent avec eux. Grâce au Ciel, je ne suis nullement de tout ce qui regarde leurs affaires de subsides; s'ils en veulent faire des traités, j'aimerai toujours mieux que cela soit avec l'Angleterre qu'avec la France. En attendant, vous devez continuer d'être bien attentif pour savoir quand le traité entre la Saxe et l'Angleterre413-1 sera constaté; quelques soins même qu'on voudra employer pour tenir encore la chose secrète, la contenance que le comte Brühl tiendra, vous servira d'avis; car, dès que l'affaire sera faite, la vanité de ce ministre ne lui permettra pas de s'en cacher.

Federic.

Nach dem Concept.



413-1 Vergl. Nr. 5027.