5035. AU SECRÉTAIRE MICHELL A LONDRES.

Potsdam, 31 juillet 1751.

A en juger par ce que vous me marquez en conséquence de votre rapport du 20 du courant, on doit présumer que l'affaire de l'élection d'un roi des Romains reste encore dans un état d'inaction, et j'ai tout lieu de croire que l'Angleterre ne la voudra pas entamer de nouveau, avant qu'elle ne soit sûre de son fait. J'en juge d'autant plus de cette façon que l'envoi du courrier anglais à Pétersbourg me fait conjecturer qu'on veut tirer la Russie dans ses concerts et qu'il faut qu'on ne soit pas tout-à-fait d'accord avec celle-ci à cet égard, ni trop content de sa déclaration relativement à celle que le roi de Suède a faite en montant au trône.

Au reste, il y a des lettres d'Hanovre qui assurent que la vue du duc de Cumberland avait baissé en sorte qu'il ne marchait presque plus sans quelque conducteur, mais que malgré cela le Roi son père ne voudrait permettre qu'il se dût faire opérer aux yeux à Londres, mais aimait mieux que cela fût différé jusqu'à l'année prochaine, pour le faire opérer par quelque oculiste à Hanovre, quand le Roi y séjournerait. Mandez-moi ce qu'il y a de tout ceci.

Federic.

Nach dem Concept.