<113> d'Angleterre ne voudrait employer tout-à-fait gratis ses soins pour l'élection d'un roi des Romains; aussi je vous recommande de porter toute votre attention à bien pénétrer ce que milord Hyndford a fait de propositions là-dessus et de quelle manière la cour de Vienne les a envisagées.

Au reste, ce qu'on vous a dit au sujet de l'arrangement des finances de la Reine-Impératrice et du bon ordre qui y régnait partout, a été un peu trop relevé et brodé ; comme je sais, moi, par expérience ce que c'est que des arrangements de finances, je crois que la cour de Vienne a fait quelque chose et même beaucoup relativement à l'état dérangé ou étaient autrefois ses finances, mais qu'il s'en faut beaucoup encore qu'elle soit arrivée à cet ordre qu'on vous a accusé, et, quant à la Bohême, je sais qu'elle est surchargée d'impôts, en sorte qu'elle ne saurait le soutenir à la longue.

Federic.

Nach dem Concept.


5448. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE HÆSEI.ER A COPENHAGUE.

Potsdam, 13 mai 1752.

J'ai reçu votre rapport du 6 de ce mois. La perte que les Danois ont faite par l'échec qu'ils ont souffert à Saffi,1 ne saurait qu'affecter leur commerce d'une manière fort sensible. Vous ferez donc bien de continuer de m'en faire vos rapports, afin que je sache le pli que prendra cette affaire, et sur quel pied elle aura enfin été terminée.

Au reste, je souhaite de vous que vous vous donniez de la peine pour vous instruire exactement et à fond sur la somme à laquelle peuvent se monter les revenus annuels du roi de Danemark, pour m'en informer ensuite avec justesse et le plus de certitude que possible.

Federic.

Nach dem Concept.


5449. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION DE MALTZAHN A DRESDE.

Potsdam, 13 mai 1752.

Le changement qui vient d'arriver en conséquence de votre rapport du 9 de ce mois par rapport aux affaires de la Steuer, parceque le comte de Hennicke en a résigné le département, mérite toute votre attention pour en pénétrer les suites, et je désire de savoir de vous si vous croyez, supposé que le comte de Brühl parvînt à placer son frère et son favori Heinicke2 à la tête des affaires de la Steuer, si mes sujets créanciers s'en ressentiront ou s'il restera assez de fonds que mes sujets aient au moins la même satisfaction qu'ils ont eue jusqu'à présent pour être satisfaits de leurs prétentions à la Steuer, ou si vous croyez que



1 Vergl. Bd. VIII, 545. 554.

2 Vergl. Bd. VIII, 454. 467.