5395. AU SECRÉTAIRE MICHELL A LONDRES.

Potsdam, 28 mars 1752.

J'ai bien reçu les dépêches que vous m'avez faites du 3 et du 6 de ce mois, et vous sais beaucoup de gré des informations exactes et précises que vous m'avez données sur ce qui est arrivé au vaisseau de la Compagnie Asiatique d'Emden75-1 en entrant aux dunes, au sujet de quelques matelots mutins anglais qu'il a été obligé de rendre à un garde-côte anglais. Comme, selon vous, l'on n'a point usé de violence contre ce navire, et que d'ailleurs il ne s'est rien passé à cette occasion que ce qui est conforme aux lois et à ce qui se pratique ordinairement dans de pareilles occasions,75-2 mon intention est de ne faire aucun bruit de cette affaire, mais de faire plutôt semblant de l'ignorer entièrement. En attendant, je compte que, s'il est arrivé à la suite encore quelque chose relativement audit vaisseau qui saurait mériter mon attention, vous ne laisserez pas de m'en donner des informations exactes.

Quant à l'affaire de l'élection d'un roi des Romains, je suis persuadé que, parceque la France ne donne aucun signe de vie à cet égard, elle passera au gré du roi d'Angleterre, ce qui cependant ne soit dit que pour votre direction seule.

Federic.

Nach dem Concept.



75-1 Vergl. S. 55.

75-2 Vergl. S. 82 Anm. I.