2. A LA MÊME.

Le 10 août 1772.



Ma chère nièce,

Je vous ai vue partir avec bien de la douleur; je me suis séparé de votre chère mère, que j'aime si tendrement et peut-être que je ne verrai plus de ma vie, et de sa chère fille, qui possède son cœur. Ce sont des moments douloureux, et qui ne s'effaceront jamais de mon souvenir. N'oubliez pas un vieil oncle, ma chère nièce, qui vous aime<104> bien, mais qui sent lui-même que son âge ne le rendait pas propre à vous amuser. Faites souvenir quelquefois votre respectable mère d'un frère qui l'adore, et soyez persuadée du tendre attachement avec lequel je suis, etc.