<237> que l'armée des cercles avait près de Waltersdorf. La droite du prince continua sa marche, et laissa cette batterie et le bois de la Struth à gauche. M. de Kleist avec son avant-garde fut obligé de déblayer deux abatis soutenus de Croates, et d'en déloger les troupes, pour en ouvrir le chemin à la colonne de S. A. R. Cependant le prince de Stolberg et M. de Campitelli s'étaient mis en bataille autour de Freyberg. Leur droite s'appuyait à Tuttendorf; leur gauche, qui s'étendait derrière le défilé de Waltersdorf, allait aboutir au Spittelwald; outre cela, ils avaient fait construire des redoutes sur les hauteurs de Curbitz,a qu'ils avaient entourées d'abatis. La marche que S. A. R. prenait, la conduisit directement à dos de cette position. Aussitôt que le prince de Stolberg s'en aperçut, il fit usage de la seconde ligne pour en remplir le vide qui restait entre sa gauche et la hauteur des Drey Kreuze. A trois mille pas de cette armée, entre le Brand et Erbisdorf, on aperçut encore un corps d'à peu près six mille hommes qui se présentait sur ces hauteurs, commandé par un général Mayer.

Les Prussiens étaient déjà arrivés au Spittelwald : ils l'attaquèrent vigoureusement, et y prirent tout un bataillon impérial de Wied. MM. de Diringshofenb et de Mansteinb furent postés à ce bois, entre le village de Saint-Michel et le Spittelwald, avec quatre bataillons et six escadrons, pour tenir en échec le corps de ce général Mayer. Ces précautions prises, les grenadiers prussiens passèrent la partie de ce bois la plus attenante au village de Saint-Michel, et se mirent en bataille vis-à-vis de la hauteur des Drey Kreuze. Ces grenadiers, soutenus de cuirassiers et de dragons, attaquèrent l'ennemi, et après un feu qui dura à peu près une heure et demie, ils remportèrent la vic-


a Probablement il faut lire du Kuhberg.

b Bernard-Alexandre de Diringshofen, colonel et chef d'une brigade. Le 8 avril 1763, il devint chef du régiment d'infanterie no 24, et le 20 mai 1764, général-major.
     Léopold-Sébastien de Manstein, colonel, et, en 1762, chef du régiment de cuirassiers no 7. Il devint général-major le 2 septembre 1764.