17. AU MÊME.

Soor, 1er octobre 1745.



Mon cher frère,

Je suis bien lâché de vous apprendre la nouvelle désagréable de la mort de votre frère Albert.2_47-a Il était trop brave. J'ai écrit souvent à ma sœur que je craignais quelque accident pour lui. Mais je puis vous assurer en même temps qu'il n'a point fait honte à sa famille. Le prince Ferdinand s'est surpassé, et je lui dois la louange qu'il a beaucoup contribué au gain de cette bataille.

Je vous prie de me conserver votre précieuse amitié, et d'être bien persuadé de la vive tendresse avec laquelle je suis, mon cher frère, etc.


2_47-a Voyez t. III, p. 155, et t. XXVI, p. 27 et 28, nos 37 et 38.