82. AU MAJOR GÉNÉRAL COMTE DE TRUCHSESS A HANOVRE.

Berlin, 27 septembre 1740.

Vos relations du 12 et 21 de ce mois me sont bien parvenues, et j'en ai trouvé le contenu fort intéressant, surtout par rapport à l'affaire de l'audience gracieuse que le roi de la Grande-Bretagne vous a accordée. J'approuve tout ce que vous lui avez déclaré de ma part, et comme ses sentiments d'amitié répondent à ceux que j'ai et j'aurai toujours pour lui, vousn'oublierez pas de l'en assurer le plus positivement, quand vous en trouverez l'occasion. Cependant, j'ai été bien aise d'apprendre l'intention du Roi de m'envoyer un homme de distinction et de confiance pour résider ici comme ministre plénipotentiaire, et vous déclarerez de ma part, de bouche, que j'en serai charmé, et que je lui envoierai aussi une personne de mérite et confiance, pour cultiver notre harmonie et les intérêts réciproques.

Quant au jeune gentilhomme Becquer, vous pouvez l'engager pour mon service.

Au reste, vous reviendrez immédiatement après le départ du Roi pour l'Angleterre. Je suis etc.

Federic.

Nach Abschrift der Cabinetskanzlei.