<216>sein de surprendre Stralsund, ce qui, s'il était vrai, aurait dû apparemment se faire en conformité de la trame découverte à Stockholm.1 Au reste, l'on prétend qu'on fera des insinuations à la cour de Londres, en lui faisant connaître le danger où elle se trouve présentement, et dans lequel les mauvais conseils de ceux qui ont le plus de crédit maintenant en Angleterre, l'ont entraînée; qu'elle ne sortirait que très difficilement de la crise dans laquelle elle s'est précipitée, si elle ne se séparait pas du roi de Prusse, en faisant sa paix avec la France aux meilleures conditions possibles. L'on2 fait actuellement venir trois régiments d'Italie.

Nach der Ausfertigung.


7850. AU MINISTRE DE LA GRANDE-BRETAGNE MITCHELL A BERLIN.

Potsdam, 14 août 1756.

Mon chargé d'affaires à la Haye m'ayant fait un rapport touchant la situation présente des affaires là-bas que j'ai trouvé bien intéressant, je n'ai pas pu me dispenser de vous en communiquer confidemment le précis ci-clos.3 Je laisse à votre pénétration s'il ne convient pas que vous en fassiez communication à votre cour, pour qu'elle y fasse attention et qu'il lui plaise d'agréer des idées qui, à tout égard, me paraissent solides et convenables, à moins qu'on ne veuille courir le risque de pousser à bout la République, dont, cependant, dans la conjoncture présente, l'Angleterre a tant d'intérêt de tirer parti pour notre cause commune. Joignez, je vous prie, vos instances aux miennes que je fais qu'on veuille avoir quelque ménagement pour la République,4 et pour écarter tous les obstacles qui sauraient empêcher une union très nécessaire à l'Angleterre et fort désirable pour le soutien de la bonne cause, qui, sans ces mesures pour la défense contre l'ennemi commun, saurait risquer bien des hasards. Je vous communique, d'ailleurs, des nouvelles de Vienne5 que je viens de recevoir de très bonne main, et qui découvrent assez les mauvaises intentions que cette cour-là a résolu de mettre en exécution contre moi. Et, sur ce, je prie Dieu etc.

Federic.

Vous verrez par toutes ces nouvelles que je n'ai d'autre parti à prendre pour ma sûreté que de prévenir mes ennemis, qui se serviraient du temps qui reste entre ci et le printemps, pour augmenter la conspiration qu'ils ont formée contre moi, et me mettre dans l'impossibilité de leur résister alors.

Federic.

Nach der Ausfertigung im British Museum zu London. Der Zusatz eigenhändig.



1 Vergl. S. 28.

2 Diese folgenden Worte sind nicht mehr aus dem Berichte Flemming's, sondern der Mittheilung eines Vertrauten des Ministers von Borcke, de Boisy in Genf, d. d. Genf 22. Juli, entnommen.

3 Bericht Hellens, Haag 7. August. Vergl. Nr. 7851.

4 Vergl. S. 184. 190.

5 Vergl. dieselben unter Nr. 7849.