5272. AU CONSEILLER PRIVÉ DE GUERRE DE KLINGGRÆFFEN A VIENNE.

Berlin, 8 janvier 1752.

Je me réfère à ce que le post-scriptum de la dépêche du département des affaires étrangères qui vous arrivera avec celle-ci, vous marquera au sujet de l'affaire de l'élection d'un roi des Romains, et vous dirai d'ailleurs, quoique pour votre direction seule et avec la condition expresse que vous devez ne faire semblant de rien à qui que ce soit, que l'affaire de l'élection est une matière sur laquelle l'on saura bien s'entendre avec la cour de Vienne, à moins que celle-ci ne soit tout-à-fait déraisonnable. En attendant, il est toujours vrai que jusqu'ici cette cour n'a plus sonné mot envers moi sur ce sujet.

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Au reste, je suis bien aise que vous ne vous soyez pas laissé imposer par l'officier du comte de Podewils,5-1 l'ayant trouvé fourbe; je souhaiterais cependant que vous sauriez trouver d'autres canaux plus sûrs, quoique je comprenne parfaitement la difficulté de la chose; vous tâcherez néanmoins d'y réussir, ne fût-il que par la main tierce ou quatrième.

Federic.

Nach dem Concept.



5-1 Vergl. Bd. VIII, 568.