5505. AU CONSEILLER PRIVÉ DE GUERRE DE KLINGGRÆFFEN A VIENNE.

Potsdam, 1er juillet 1752.

Les particularités que je vous fais communiquer aujourd'hui par la dépêche ordinaire du département des affaires étrangères et que nous venons d'apprendre de très bon lieu, vous feront convenir que la cour de Vienne n'a nulle envie de contenter l'Électeur palatin sur ses prétentions, et que tout ce que la première fait de démonstrations pour vouloir s'arranger avec celui-ci, n'est qu'un jeu concerté avec l'Angleterre pour gagner du temps et pour brusquer, après, l'élection, sans se soucier beaucoup ni de l'agrément de la France ni des prétentions du Palatin. Quant à la cour de Dresde, il paraît que celles de Vienne et d'Hanovre ne font guère attention sur ses prétentions et estiment qu'il faut que la Saxe donne, bon gré malgré elle, sa voix à l'élection en faveur de l'Archiduc.

Au reste, j'ai bien voulu vous avertir que le commissaire que j'ai chargé d'aller à Turnhout, pour y vérifier les revenus à celui que la régence de Bruxelles y enverra, est déjà parti le 16 du mois passé pour Turnhout et qu'il ira même de là à Bruxelles, pour se concerter là avec le marquis de Botta du terme pour la vérification des revenus de la susdite baronie. En attendant, je l'ai fait avertir d'abord de tout ce que vous m'avez marqué par le post - scriptum de votre dépêche dernière.

Federic.

Nach dem Concept.