<39>Le portrait de Menzel le représente avec l'uniforme de général prussien pardessus la cuirasse, la tête découverte, et tenant à la main une lettre du prince royal; il réfléchit à ce qu'il vient de lire, et une expression ironique passe sur ses traits.

CLI.

Beausobre, pasteur de l'Eglise française réformée, à Berlin, (né en 1659, mort en 1738) était en grande faveur auprès de Frédéric II, depuis un sermon qu'il avait prononcé devant lui (le 11 mars 1736). Menzel l'a représenté en chaire, dans le costume et dans l'exercice de ses fonctions ecclésiastiques.

CLII.

Fontenelle fut toujours honoré et distingué par Frédéric II, lorsqu'il était prince royal, comme après qu'il fut devenu roi; ses fameux „Entretiens sur la Pluralité des Mondes“ étaient un des livres favoris du prince. Le philosophe français, qui mourut centenaire, est ici représenté comme un vieillard robuste, vêtu simplement et commodément, un bonnet de velours sur sa tête chauve; sa figure imposante rayonne d'intelligence et de vie.

CLIII.

Le comte Albert-Wolfgang de Schaumbourg-Lippe, devenu l'intime ami de Frédéric II, depuis qu'il eut arrangé, en juillet 1738, l'admission du prince dans la Franc-Maçonnerie, est représenté par Menzel en riche costume, avec une grande perruque, la main étendue avec un geste d'indication et de commandement. Son portrait répond au mot de l'une des lettres de la „Correspondance de Frédéric avec le comte de Schaumbourg-Lippe“ : „Né pour commander aux autres.“