CXLVIII.

Frédéric II fait écrire au pape Clément une lettre adressée au mufti suprême de Stamboul, pour remercier chaleureusement le chef de la religion du Prophète de s'être déclaré, lui aussi, contre les hérétiques ennemis de la religion catholique et romaine, et d'avoir donné à la foi apostolique l'appui du bras musulman. Il envoie sa précieuse et toute-puissante bénédiction au grand étendard de Mahomet, qui, à la tête des invincibles janissaires, ira délivrer ses fils bien-aimés, les évêques polonais, des mains des hérétiques endurcis, des détestables dissidents, vomis par l'enfer, qu'il faut exterminer de la terre, avec leurs protecteurs, les Russes schismatiques.

L'illustration de Menzel montre le mufti, aiguisant avec une joie féroce, sur la meule, son cimeterre, pour couper la gorge à ces infidèles qu'il hait autant que le Pape.