7188. AU MARGRAVE RÉGNANT DE BAIREUTH A BAIREUTH.

Berlin, 10 janvier 1756.

Monsieur mon Cousin, Beau-Frère et Frère. J'ai fort bien reçu la lettre que Votre Altesse vient de m'écrire du 30 de décembre de l'année passée.25-2 Je m'étais flatté, à la vérité, que ma dernière réponse du 6 du même mois25-3 aurait calmé Ses inquiétudes par rapport à la conservation de la tranquillité dans Ses cantons, malgré la continuation des hostilités par mer entre l'Angleterre et la France. Mais voyant que Votre Altesse continue toujours d'appréhender pour le repos de l'Allemagne et celui du cercle de Franconie, je ne saurais que Lui réitérer tout ce que je Lui ai mandé précédemment sur ce sujet par rapport à Ses appréhensions. Et comme je suis assez à portée de juger sur le tableau général de la situation des affaires présentes, il me semble que, malgré la grande fermentation des esprits dans la querelle entre la France et l'Angleterre, le continent de l'Europe et surtout l'Allemagne, et principalement le cercle de Franconie avec les États des Votre Altesse, n'ont rien à craindre encore, et qu'il n'y a encore aucune apparence jusqu'ici que le feu de la guerre s'étendra jusque là.

Pour ce qui est des désirs de Votre Altesse à l'égard de la France, je dois me référer également à ma précédente lettre, à laquelle je ne<26> saurais rien ajouter cette fois-ci sinon les sentiments de la plus parfaite amitié et de l'estime et de la considération avec laquelle je suis invariablement, Monsieur mon Cousin, Beau-Frère et Frère, votre bien bon cousin, beau-frère et frère

Federic.

Nach dem Concept.



25-2 Vergl. Nr. 7183 S. 22.

25-3 Bd. XI, Nr. 7118.