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dont j'ai rendu compte,1 et dans lesquels les deux premiers faisaient les frais de la conversation, le dernier ne faisant guère qu'écouter; ce qui prouve que les deux premiers ne l'ont pas encore persuadé. Je me conforme d'autant plus dans cette idée que je sais que, quoique le comte Rosenberg ne soit pas encore en état de partir, lui manquant bien des arrangements et qui l'incommodent beaucoup, il a reçu ordre de se mettre en chemin tout de suite pour son poste de Madrid, et je compte qu'il le fera après-demain. Les ennemis du comte Migazzi répandent sous main que la cour n'est pas contente de lui, n'ayant pas exécuté ses ordres. On le taxe de trop bon Anglais. Ceci se combine très bien avec ce qui est parvenu à Votre Majesté de Londres, savoir qu'on y compte toujours sur la neutralité de l'Espagne,2 et que, par conséquent, cette couronne, ainsi qu'on l'a débité et dont on s'était flatté, ne suppléerait pas aux subsides que l'Angleterre paie à la Russie.3 Personne n'imagine la politique de cette dernière de refuser les subsides anglais, car elle n'a point d'argent.“

In einem Postscript berichtet Klinggräffen, nach neuen Meldungen über die österreichischen Rüstungen: „Jusqu'à présent, nous n'avons aucun avis sur qu'il se formera un camp de troupes hongroises sur les frontières de la Silésie; mais j'y serai très attentif. De même serai-je informé, quand on aura donné des ordres aux régiments d'hussards en Hongrie de marcher vers la Bohème … Il y a eu peu de jours où l'Impératrice-Reine a été de très mauvaise humeur, qui n'a éclaté que contre ses femmes de chambre, qui ne savent encore en deviner la véritable raison.“

prends qu'il ne soit pas encore possible de voir si clair qu'il faut sur les arrangements militaires de la cour où vous êtes et sur le dessein qu'elle en a conçu; je me persuade cependant que, dans l'intervalle d'un temps de quinze jours, il faudra savoir ce qui s'y passe et en pénétrer le véritable dessein.

Comme l'avis que j'ai eu s'est confirmé4 que la cour de Pétersbourg a contremandé tout d'un coup tout armement en guerre, tant par terre que par mer, et qu'on a donné ordre aux troupes qui étaient actuellement en marche pour la Livonie, de retourner, il se peut qu'une nouvelle de ce genre, qui apparemment a été d'abord mandée à Vienne, ait fait le sujet de la mauvaise humeur que l'Impératrice-Reine a fait remarquer; aussi, supposé que ladite nouvelle se vérifie plus encore et que la Russie ait quitté la partie pour cette année-ci, il n'est pas à présumer que la cour où vous êtes voudra pousser plus loin et de son propre chef son dessein. Mais, comme le susdit avis ne parle qu'en termes généraux des ordres donnés pour arrêter tous préparatifs de guerre là-bas, et qu'il ne s'explique point sur les raisons qui ont fait prendre cette résolution point attendue de la cour de Pétersbourg, il ne faut pas que nous nous endormions là-dessus, tout au contraire, il faut que vous continuiez de veiller avec une attention scrupuleuse, pour être informé de toute résolution que la cour où vous vous trouvez, prendra, et de ce qu'elle est capable de faire de son chef. Je crois, cependant, que, si elle ne fait point défiler des troupes de l'Italie, ni ne fait passer des régiments de Hongrie



1 Vergl. Bd. XII, 479.

2 Vergl. Bd. XII, 436. 469

3 Vergl. S. 12. 13.

4 Vergl. S. 41.