8423. AU DUC RÉGNANT DE BRUNSWICK A BRUNSWICK.

Herzog Karl von Braunschweig benachrichtigt den König, Braunschweig 6. December, dass er mehrere junge Edelleute für den Dienst im preussischen Heere gewonnen habe.127-2

Ueber eine beabsichtigte Vermittelung des Reiches in dem Streite zwischen Preussen und Oesterreich schreibt der Herzog: „Je conçois très clairement l'inutilité et le peu de poids [d'une telle démarche]; la seule considération qui m'y arrête et qui m'engage d'en parler à Votre Majesté, est celle-ci. L'Empereur n'approuverait sûrement point cette proposition et l'Impératrice-Reine la rejetterait haut à la main; une déclaration plus favorable de Votre Majesté pourrait faire tomber tout le blâme du Corps Germanique et des puissances étrangères sur Ses ennemis, dont les États catholiques même pourraient être frappés.“

Der Herzog sendet des Weiteren Nachrichten über die Pläne Frankreichs für das kommende Kriegsjahr. 127-3

Dresde, 11 décembre 1756.

Monsieur mon Frère et Cousin. La lettre du 6 que Votre Altesse a pris la peine de me faire, m'a sensiblement touché par toutes les marques qu'Elle m'y donne de Son amitié constante et sincère et de Ses sentiments sur tout ce qui peut me regarder, aussi Votre Altesse restera persuadée que le souvenir et la reconnaissance que je Lui en garderai, seront à jamais.

Il dépendra de Son bon plaisir de m'envoyer ces jeunes gentilshommes qu'Elle a eu la bonté d'engager à mon service.

Il faut convenir que la perspective présente de l'année qui vient, ne nous la représente que comme très critique, et que moi surtout serai obligé de me bien roidir contre la fortune et contre les efforts et trames que mes ennemis feront. Avoir contre soi 48,000 Français qui augmenteront de plus le nombre de 110,000 Autrichiens en Bohême, outre 30,000 Russes, si tant est qu'ils passent encore en Moravie, qui feront ainsi le total de 180,000127-4 hommes, rester sans assistance, de quelque façon qu'elle puisse être, de ses amis et alliés, voilà une chose très difficile de soutenir seul, à moins qu'il n'arrive des évènements non espérés, sur lesquels on ne sait compter présentement.

Cependant, je ferai de ma part tout ce qu'il y aura humainement possible pour soutenir ma cause et celle de la liberté de l'Allemagne, et pourvu que mes alliés s'éveillent encore, pour faire en même temps<128> de leur côté tous les efforts que leur propre conservation demande, je suis très persuadé que, malgré tout ce que nos ennemis font, les choses se tourneront heureusement à notre avantage. Mais si, au contraire, l'Angleterre et l'Hanovre restent les bras croisés et dans leur nonchalance présente nullement permise,128-1 il sera presque impossible que je soutienne seul tout le fardeau, et il ne faut pas compter que l'un ne succombera après l'autre, de sorte qu'il sera fait de la liberté de l'Allemagne et de l'indépendance de l'Angleterre et de la Hollande, quelque autre biais momentané qu'on voulût prendre.

Au surplus, je goûte parfaitement l'avis que Votre Altesse me donne relativement à une proposition à faire des États de l'Empire pour une médiation entre moi et la Reine-Impératrice, et ne manquerai pas d'instruire mes ministres en conséquence. Je ferai même avertir le sieur Mitchell des nouvelles que Votre Altesse m'a données,128-2 et dont je Lui sais infiniment gré. Je suis avec ces sentiments de haute estime et de l'amitié la plus parfaite que Votre Altesse me connaît, Monsieur mon Frère etc.

Federic.

Nach dem Concept.



127-2 Vergl. S. 75.

127-3 Wiedergegeben in dem Schreiben an Mitchell vom 12. December (Nr. 8428).

127-4 Sic.

128-1 Vergl. S. 32. 38. 56. 118; Bd. XIII, 565.

128-2 Vergl. Nr. 8428.