9661. AU LIEUTENANT-GÉNÉRAL PRINCE FERDINAND DE BRUNSWICK.147-5

Breslau, 2 janvier 1758.

Monsieur mon Cousin. La lettre que Votre Altesse m'a faite du 26 décembre,147-6 vient de m'être rendue. Permettez-moi de vous parler franchement et de vous dire que je vois avec regret que votre expédition est manquée, et que vous vous êtes laissé séduire par le sieur de Schulenburg147-7 et par d'autres Hanovriens. Il ne fallait point aller à Celle, mais sur Nienburg.147-8 De pareilles opérations veulent être menées avec vigueur. A présent, l'affaire est gâtée, celle de Lehwaldt en Poméranie ira mieux. Il fallait attaquer l'ennemi et lui tomber vertement sur le corps. Le temps que vous perdez, l'ennemi l'emploiera utilement à se renforcer, et ensuite vous aurez double peine et double risque. Voilà ce que c'est que d'avoir suivi de mauvais conseils. Je suis avec estime, Monsieur mon Cousin, de Votre Altesse le bon et très affectionné cousin

Rien ne pouvait venir plus mal à propos que ce que vous avez fait. Voilà tout ce que la douleur me permet de vous dire.

Federic.

Nach der Ausfertigung. Der Zusatz eigenhändig. Für das Hauptschreiben ( „je vois avec regret — de mauvais conseils“ ) befindet sich eine eigenhändige Weisung auf der Rückseite des Berichts vom 26. December.

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147-5 Die Berichte des Prinzen vom 26., 27. und 28. December sowie diejenigen vom 5. und 7. Januar sind aus Uelzen datirt; die folgenden Berichte vom 16. bis zum 30. Januar datiren aus Lüneburg.

147-6 Vergl. den Bericht bei Westphalen, a. a. O. II. 175. 176.

147-7 Vergl. S. 115.

147-8 Vergl. S. 115. 134.