10046. AU GÉNÉRAL DE L'INFANTERIE PRINCE FERDINAND DE BRUNSWICK.54-3

Au quartier général de Klein-Latein, 8 juin 1758.

Les lettres du 22 et du 24 de mai dernier que Votre Altesse a bien voulu me faire, m'ont été rendues, et je ne saurais assez vous remercier des sentiments qu'il vous a plu de me renouveler à mon égard; surtout vous sais-je infiniment gré de votre attention pour m'informer sur la façon de penser du roi de Danemark à mon sujet, en conséquence de ce qu'il a bien voulu s'en ouvrir à Madame la Duchesse votre chère mère.54-4

Quant à vos opérations, je me flatte54-5 à présent d'en avoir bientôt de bonnes nouvelles et des meilleures. A ce qu'il me paraît, Votre Altesse n'a pas Elle-même assez de confiance en Soi pour la bonne réussite, au lieu que j'espère tout de votre habileté et des mesures que vous avez prises, pour le succès.

Pour ce qui regarde celles de mon frère Henri, je crois que vous apprendrez plus tôt que moi ce qui se passe, et quels seront les succès de ses entreprises.

Nous poussons ici au mieux le siège d'Olmütz, qui cependant saurait bien durer jusqu'au 20 de ce mois, avant que la place soit rendue.

Au surplus, toutes mes nouvelles me confirment que nous n'aurons rien à appréhender des Russiens, et qu'au moins ils ne remueront pas avant le mois d'août.

Federic.

Nach der Ausfertigung im Kriegsarchiv des Königl. Grossen Generalstabs zu Berlin.

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54-3 Die Berichte des Prinzen Ferdinand vom Monat Juni 1758 datiren am 3. aus Cleve, am 18. aus Altenkirchen (oder Aldekerk, südl. von Geldern), am 24. und 26. aus Crefeld, am 28. aus Osterath (südostsüdl. von Crefeld). Ueber die Berichte aus dem Monat Mai siehe S. 1. Anm. 1.

54-4 Prinz Ferdinand hatte mit dem Bericht, Münster 24. Mai, den Auszug aus einem Schreiben der Herzogin-Mutter von Braunschweig, d. d. Frederiksburg 16. Mai, übersandt. Die Herzogin, welche sich am Hofe ihres Schwiegersohnes, des Königs von Dänemark, aufhielt, theilte ihrem Sohne, dem Frinzen Ferdinand, mit, dass der König von Dänemark die besten Gesinnungen für den König von Preussen hege (vergl. S. 9), doch müsse er aus Besorgniss vor den Russen neutral bleiben; er würde sich freuen, wenn Prinz Ferdinand den König von diesen Umständen in Kenntniss setze. Vergl. Schäfer, Siebenj. Krieg, Bd. II, 1. S. 552.

54-5 Für das Folgende befindet sich auf der Rückseite des Berichts, Münster 22. Mai, eine eigenhändige Weisung des Königs.