12773. AU MINISTRE DE LA GRANDE-BRETAGNE MITCHELL A LEIPZIG.

Meissen, 29 mars 1761.

Der König bestätigt den Empfang des Schreibens vom 26. März und spricht sein Bedauern aus über Mitchells angegriffene Gesundheit.

Je vous sais bien du gré des assurances que vous m'avez données au nom du Roi votre maître de sa satisfaction du secours que j'avais donné au prince Ferdinand au commencement de son expédition. Marquez-lui, je vous en prie, combien j'en ai été sensible, et assurez Sa Majesté que, comme je chéris ses intérêts autant que les miens propres, je seconderai toujours ses armes avec mille plaisir aussi souvent que les occasions s'en présenteront, et qu'il n'y aura que des obstacles absolus et insurmontables, si jamais je suis forcé d'y différer.

Les lettres de Pétersbourg que vous avez eu la bonté de me communiquer,291-2 ne me plaisent pas, d'autant qu'elles me paraissent être en contradiction avec celles que nous reçûmes la dernière fois.291-3 Ne pourrait-on pas en soupçonner que le digne M. Keith a été la dupe, ou de sa conversation qu'il a eue avec le sieur Iwan ou de sa dernière avec le Grand-Chancelier? Cet article m'a frappé de grosses sommes d'argent, tant en espèces qu'en lingots, qu'on aurait envoyées en Prusse,<292> car jusqu'à présent personne n'a ignoré que les espèces sonnantes n'ont pas été en abondance à Pétersbourg et que les lingots ne sont pas des produits ordinaires de la Russie.

Indépendamment de cela, je remercie bien M. Keith des avis qu'il nous a donnés du projet de campagne des Russes, et vous me ferez un plaisir très sensible, si vous l'aiguillonnez à nous continuer souvent ses avis instructifs.

Federic.

Nach dem Concept.



291-2 Mitchell hatte, Leipzig 26. März, den Auszug eines an ihn gerichteten Schreibens von Keith, d. d. Petersburg 3. März, übersandt : „Le Grand-Chancelier m'a dit que sa cour ne s'était pas encore déterminée à l'égard de la paix . . . Les dispositions de cette cour et de leurs alliés ne sont rien moins que favorables à l'égard d'une paix; an contraire, ils paraissent disposés à risquer une autre campagne, la Russie ayant en vue de garder le royaume de Prusse, et je suis porté de croire ceci par le silence du Grand-Chancelier à mon égard. L'armée russienne ouvrira la campagne par le siège de Colberg, et ils font déjà des préparatifs à Kronstadt pour mettre une flotte en état de tenir la mer vers le commencement de l'été. De grosses sommes d'argent, tant en espèces qu'en lingots, ont été envoyées depuis peu à leur armée en Prusse.“

291-3 Vergl. Nr. 12723.