<40> Westminster de l'an 1742 entre les couronnes de Prusse et de la Grande-Bretagne, le Roi m'a ordonné de répondre à Votre Excellence que Sa Majesté est extrêmement sensible aux assurances obligeantes que Sa Majesté Britannique lui a bien voulu faire donner de nouveau de cultiver avec le Roi l'amitié la plus étroite et de remplir tous les engagements qui subsistent si heureusement entre Leurs Majestés.

Le Roi mon maître est tout-à-fait disposé à y1 répondre en toute manière et avec un égal empressement, n'ayant rien plus à cœur que de contribuer2 en tout ce qui dépendra de lui aux intérêts et avantages3 de Sa Majesté Britannique et à la prospérité et sûreté de ses royaumes, en resserrant plus êtroitetnent les liens4 d'amitié qui subsistent déjà entre les deux maisons royales.

C'est dans ces sentiments, et pour donner à Sa Majesté Britannique et à toute la nation anglaise la preuve la plus convaincante et la plus efficace5 de l'amitié du Roi et de son observation religieuse des traités conclus avec la Grande-Bretagne, que Sa Majesté déclare de vouloir tenir prêt un corps de 6,000 hommes d'infanterie que Sa Majesté Britannique a d'abord demandé préalablement au6 contingent auxiliaire, pour être transportés et employés7 dans les royaumes de la Grande-Bretagne, le cas existant et Sa Majesté Britannique le requérant, à condition toutefois que les États du Roi mon maître ne soient pas attaqués, en attendant, par quelque puissance que cela puisse être, et que Sa Majesté eût alors besoin8 elle-même de ses troupes pour sa propre défense, se flattant au reste que Sa Majesté Britannique voudra bien aussi de son côté remplir toujours fidèlement les traités qui subsistent et fournir et procurer les garanties promises par la convention d'Hanovre et les traités de paix de Dresde, tout comme le Roi espère que Sa Majesté Britannique voudra bien travailler non seulement sérieusement à détourner efficacement toutes les entreprises qu'on voudrait, contre toute attente, former contre les États du Roi mon maître, mais se déclarer aussi sur le secours et l'assistance que Sa Majesté aurait à espérer de Sa Majesté Britannique, si pareil cas devrait arriver.


Das Schreiben nach der Ausfertigung. Eigenhändig. Der Entwurf der Denkschrift ist von Podewils unter Zugrundelegung der Weisungen des Königs vom 27. Februar und 1. März.


2166. AU CONSEILLER ANDRIÉ A LONDRES.

Potsdam, 5 mars 1746.

J'ai bien reçu la relation que vous m'avez faite sur l'événement aussi important que peu attendu que celui de la dernière révolution du



1 Eigenhändige Correctur des Königs für ne demande pas mieux de son côté que d'y.

2 Desgl. für pouvoir contribuer.

3 Desgl. für à l'avancement des intérêts.

4 Desgl. für et de resserrer même les nœuds.

5 Desgl. für essentielle.

6 Desgl. für du.

7 Desgl. für transporté et employé.

8 Desgl. für dût avoir besoin alors.