4396. AU CONSEILLER PRIVÉ DE LÉGATION ERNEST-JEAN DE VOSS A VARSOVIE.

Potsdam, 11 juillet 1750.

La dépêche que vous m'avez faite du 1er de ce mois, m'a été rendue. Vous faites très bien de me marquer naturellement ce qui se passe là où vous êtes, afin que je puisse m'orienter là-dessus. Avec<11> tout cela, je ne saurais vous donner d'autres directions là-dessus que celles que vous avez actuellement, et de vous recommander d'ailleurs de prendre vos mesures bien justes à ce que la Diète ne puisse absolument prendre consistance. Pour moi, je continue toujours d'être du sentiment qu'entre tous les moyens pour empêcher que la Diète ne constate, le plus convenable et le plus sûr est de la rompre, et je crois qu'il ne sera pas impossible de trouver quelque nonce assez hardi et entreprenant qui s'y emploie. S'il demandait des sûretés pour la somme, j'estime qu'on pourrait arranger avec lui à ce qu'elle fût mise en dépôt ou en troisième main, en attendant qu'il ait rempli ses engagements, et si d'ailleurs il ne s'agissait que d'une centaine de ducats qu'il demandait d'avoir avancée en espèces, l'on pourrait bien, à ce que je crois, les lui lâcher et lui assurer le reste. Enfin, c'est à vous de vous arranger sur les moyens les plus propres, afin que la Diète soit absolument rompue.

Federic.

Nach dem Concept.